C'est une dizaine de jours de stock de pièces de rechange et d'organes automobiles importés qui ont disparu au cours de l'incendie du 24août dernier. Un feu intense qui a ravagé plus de 20.000m² d'entrepôts sur le site Renault de Grand-Couronne et dont l'origine reste pour l'instant inconnue, explique Didier Joly, le directeur du site: «ll est difficile de trouver des traces parmi les décombres mais des experts se penchent sur la question afin d'étudier la probabilité du lieu de départ de l'incendie et comprendre pourquoi il a été aussi rapide. Il y a pour l'instant, beaucoup d'incertitudes».
Des sites handicapés
Pièces de rechange et organes d'importation, le site de stockage Renault fournissait plusieurs usines du constructeur automobile dont l'activité s'est vue contrariée. Ainsi, parmi les sites: «En tension assez forte en terme d'approvisionnement», ceux de Batilly (près de Metz, fabrique l'utilitaire Master), de Cléon, de Douai et de Flins. «Ce qui a disparu dans l'incendie c'est plus de dix jours de stocks». Parallèlement, Renault a mis en place la poursuite de ses approvisionnements auprès de ses fournisseurs: «Des actions pour retrouver le fonctionnement le plus normal possible sur ces pièces d'importation», précise Didier Joly qui insiste sur le fait que l'incendie n'a concerné que 10% de l'ensemble du site de Grand-Couronne, sans faire de blessés. «Une fois remis en place les réseaux électriques et électroniques, le soir même, les activités dans les autres bâtiments ont repris». L'activité de stockage des entrepôts de Grand-Couronne ne concernait que 12 salariés sur les 400 du site. Aucun chômage technique n'était envisagé suite à l'incendie et à court terme les 20% de bâtiments sauvés devraient pouvoir être conservés: «Nous allons réfléchir à la suite car cette partie de nos installations pose des questions sur son utilisation à long terme»
S.C
80% des 26.200m² d'entrepôts de Renault à Grand-Couronne ont été ravagés par un incendie le 24 août dernier.