«Si nous avions 1,6% de travailleurs en situation de handicap en 2008, nous sommes aujourd'hui aux 6% prévus par l'obligation légale», précise Patrice Léonardon, responsable des affaires sociales et de la diversité chez Quille Construction. C'est en 2008 que l'action a été initiée, tout d'abord en Normandie et en Picardie avant d'être déployée en 2011 dans les Pays de la Loire et en Bretagne. Deux chargées de mission handicap ont été identifiées pour animer le réseau composé d'une quinzaine de relais locaux. Des actions de sensibilisation ont aussi vu le jour, comme l'opération «Handitour» initiée en 2009. «Nous invitons l'ensemble des collaborateurs d'un chantier à des ateliers ludiques et pédagogiques, comme un déjeuner dans le noir ou en silence, un parcours en fauteuil roulant», expose Patrice Léonardon. L'expérience devrait être renouvelée cette année.
«On ne fait pas de quotas!
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Pour autant, pas question pour Quille Construction de ne pas déroger aux règles de recrutement classique. «Ici, ce sont les compétences qui font la différence! Tous nos postes sont ouverts aux travailleurs handicapés. Mais on embauche sur la base de besoins et de compétences adaptées. On ne fait pas de quotas!», appuie Patrice Léonardon. L'entreprise comptait 28 travailleurs handicapés en 2008. Ils sont désormais 75. «Un certain nombre de collaborateurs ne s'étaient jamais manifestés alors qu'ils pouvaient être reconnus travailleurs handicapés. Mais à force de communication et de sensibilisation, ils ont pris confiance et conscience de la démarche profonde qu'avait entamée l'entreprise». Cette année, cinq salariés en situation de handicap ont renforcé les effectifs. En 2013, Quille Construction souhaite pérenniser l'ensemble des actions déjà en place et accroître le recours au secteur dit «protégé». «Nous confions certaines missions (tâches administratives, nettoyage des bungalows) à des Esat (NDLR: établissements et services d'aide par le travail) et nous souhaitons aller plus loin dans ce domaine», conclut Patrice Léonardon.