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PSE chez Somfy : les syndicats dénoncent la rémunération des actionnaires
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PSE chez Somfy : les syndicats dénoncent la rémunération des actionnaires

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Reçue à Bercy, l’intersyndicale du spécialiste de la domotique Somfy a tenté de peser sur un PSE prévoyant plus de 500 suppressions d’emplois en France. En parallèle, les syndicats ont dénoncé le maintien d’un dividende élevé, proche du résultat net, estimé autour de 200 millions d’euros, décidé lors de la dernière assemblée générale du groupe savoyard.

Les organisations syndicales ont organisé des actions près du siège de Somfy pour dénoncer les 420 postes supprimés et les 534 licenciements potentiels — Photo : Somfy

Les syndicats du groupe savoyard spécialisé dans la domotique Somfy (6 500 salariés ; 1,54 Md€ de CA) maintiennent la pression contre le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) annoncé en février, qui prévoit jusqu’à 534 suppressions de postes en France, soit 20 % des effectifs. Dernière avancée : une délégation intersyndicale (CFE-CGC, CFDT, CFTC) a été reçue le 27 avril 2026 à Bercy par la Mission interministérielle aux restructurations d’entreprises (MIRE).

Les représentants du personnel y ont dénoncé un plan "disproportionné" au regard de la situation économique du groupe, ainsi que des inquiétudes concernant les reclassements et les délocalisations envisagées, dans "des bassins d’emplois compliqués". Les pouvoirs publics se sont engagés à suivre le dossier, en rencontrant l’actionnaire principal Jean-Guillaume Despature.

Une politique de rémunérations des actionnaires dénoncée

En parallèle, les syndicats ont dénoncé un "contraste choquant" entre ce PSE et la politique de rémunération des actionnaires. Lors de l’assemblée générale du 23 avril, le groupe a en effet maintenu un dividende jugé "élevé", représentant selon eux une quasi-totalité du résultat net 2025, estimé autour de 200 millions d’euros. Un niveau sans commune mesure avec le coût du PSE, évalué à quelques dizaines de millions d’euros. Une situation qui alimente l’incompréhension et la mobilisation des salariés, toujours opposés à un projet qu’ils jugent "brutal" et "injustifié".

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