Le changement de nom opéré en fin d'année dernière par la filiale normande de la société de services informatiques Proxiad était symbolique mais nécessaire. Devenu Proxiad Axe Seine cinq ans après sa création sous l'appellation Proxiad Normandie, la SSII spécialiste de «l'informatique décisionnelle» espère ainsi se rapprocher de sa clientèle de grands comptes parisiens sans pour autant rompre avec son identité régionale. Fondé en 2004 par un pool d'associés dont un Rouennais informaticien de formation, Jérôme Gratien, le groupe Proxiad emploi aujourd'hui 460 personnes réparties entre Paris, Lille, Nantes, Strasbourg, Lyon et Rouen, ainsi qu'une centaine de collaborateurs dans un centre offshore implanté à Sofia en Bulgarie. Il affiche pour 2010 un chiffre d'affaires de 30M€ en croissance de +19%. D'ici la fin 212, Jérôme Gratien s'est fixé comme objectif de passer de 60 à 100 collaborateurs à Rouen. But du jeu: capter davantage de projets franciliens (Apave et Bouygues?) en jouant la carte de «l'outsider réputé», explique le dirigeant. «La difficulté pour nous en Normandie c'est qu'il y a un vrai problème avec les centres de décisions. Il y en a peu et les directions régionales s'en vont...». Proxiad Axe Seine doit donc s'imposer vis-à-vis des grands comptes parisiens comme un véritable centre «nearshore». Sans délaisser ses clients régionaux (Lubrizol, Ferrero, SPB, Conseil Général 76...), la SSII veut montrer sa capacité à traiter en Normandie les besoins de sa clientèle parisienne. Proxiad Axe Seine, qui se définit comme davantage «dans le sur-mesure que dans le prêt-à-porter», a réalisé en 2010 un chiffre d'affaires de 4M€.
G.D. www.proxiad.com
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