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Promothera : Le dynamisme, raison de sa bonne santé
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Promothera : Le dynamisme, raison de sa bonne santé

Promothera termine 2009 en bonne forme. L'entreprise, prestataire de services pour l'industrie pharmaceutique, a su tirer avantage d'un secteur de la santé en pleine mutation. En 2010, son dirigeant, Patrick Treny, entend encore étoffer son offre de services et se développer en Espagne. Hélène Lascols

Le groupe Promothera, prestataire de services dans l'industrie pharmaceutique, affiche une bonne santé dans un contexte économique pourtant morose. Son CA progresse encore en 2009 pour atteindre les 12,8M€ avec 210 employés. Et, son dirigeant fondateur, Patrick Treny, veut croire en l'avenir et maintient des objectifs de développement forts pour 2010 puisqu'il prévoit d'enregistrer une croissance annuelle moyenne de 10% de son CA et de son effectif. L'entrepreneur n'a pourtant pas de remède miracle, si ce n'est une volonté farouche de rester dynamique, entreprenant et motivé.




Une entreprise anti-crise

Ainsi, après avoir créé trois filiales en 2009 dans la nutrition, la vente en pharmacie et la médecine naturelle, il entend poursuivre sur cette lancée et envisage l'ouverture d'une ou deux autres structures à l'horizon 2010-2011. L'une dans le recrutement. L'autre dans le reporting. L'idée est d'élargir au maximum le portefeuille de services Promothera. De positionner l'entreprise toulonnaise comme la solution anti-crise des industries pharmaceutiques en leur offrant des solutions externalisées en ressources humaines ou en gestion financière. Cette diversification répond aussi à une nécessité d'avancer et d'innover sur un marché exigeant et très concurrentiel.




Un secteur de la santé en mutation

Déjà dans les années 90, Patrick Treny avait fait le choix de la diversification pour anticiper la baisse du marché des médicaments. L'entreprise spécialisée dans la vente et la promotion de produits pharmaceutiques par l'intermédiaire de visiteurs médicaux avait alors délaissé la médecine générale pour s'orienter vers la médecine douce et naturelle, la nutrition, la dermatologie ou encore la gynécologie. «Depuis plusieurs années, la visite médicale a en effet été marquée par les modifications du secteur de la santé avec l'arrivée des génériques, la moindre présence de nouveaux médicaments et les déremboursements de certains produits, notamment ceux visant à améliorer le confort des patients. Toutefois, pour que la visite médicale reste le lien vivant entre les médecins et les laboratoires, j'ai choisi d'adapter ce métier, de le faire évoluer en adéquation avec le marché actuel», explique Patrick Treny. Et, le dirigeant a eu du nez puisqu'il a su miser sur des niches de marché prometteuses.




Force de vente concentrée

Côté produits, il a misé sur la médecine douce et naturelle, la nutrition, les compléments nutritionnels. Côté cibles, «là aussi nous avons adopté un positionnement très pointu», souligne le dirigeant. Les visiteurs médicaux Promothera se concentrent sur les médecins spécialistes - gynécologues, dermatologues, ophtalmologues - les phytothérapeutes, les 12.000 pharmacies les plus importantes de France et quelques services biens identifiés au sein des hôpitaux. «Ainsi, nos visiteurs ont une bonne connaissance de leurs cibles et donc plus de chance de trouver les mots qui feront la différence. Il faut savoir que les généralistes sont 65.000 en France alors que les spécialités comptent entre 4.000 et 6.000 médecins chacune. Notre stratégie est finalement simple: éviter la dispersion». Et, ça paye! Promothera peut se vanter de compter une quinzaine de clients, dont certains sont pour le moins prestigieux: l'Institut Danone, Arkopharma, Merck ou encore plus récemment Liérac.




Cap sur l'Espagne

En un peu plus de 20 ans, Patrick Treny a développé une entreprise reconnue sur le marché français et sur lequel il réalise 95% de son activité. Désormais, le dirigeant souhaite développer ses services en dehors des frontières de l'Hexagone. Forte d'une ouverture réussie vers la Belgique ou la Suisse, Promothera met le cap sur l'Espagne en 2010. Pourquoi elle? «Parce que les Espagnols sont d'importants consommateurs de médicaments achetés sans ordonnance. Leurs prescripteurs représentent donc une cible intéressante pour nos clients», répond Patrick Treny.

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