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Prince de Bretagne anticipe jusqu’à 100 % de pertes sur certaines productions légumières
Bretagne # Agriculture

Prince de Bretagne anticipe jusqu’à 100 % de pertes sur certaines productions légumières

Prince de Bretagne (CA 2024 : 350 M€ ; 1 300 exploitations et 2 000 agriculteurs) alerte sur les conséquences économiques de la sécheresse et des épisodes caniculaires sur ses productions. Le groupement breton estime que les pertes de rendement pourraient atteindre de 15 % à 100 % selon les cultures et les exploitations.

— Photo : L'oeil de Paco - Prince de Bretagne

Prince de Bretagne fait face à une forte dégradation de ses perspectives de production. La marque collective des maraîchers bretons a alerté le 10 août sur les conséquences de la succession des épisodes caniculaires et du déficit hydrique sur les exploitations de ses producteurs. Les premières estimations établies par les producteurs et leurs organisations font apparaître des pertes de rendement comprises entre 15 % et 100 % dans les situations les plus sévères.

L'enjeu est conséquent pour le groupement. Prince de Bretagne fédère environ 1 300 exploitations pour 2 000 agriculteurs et affichait 350 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2024, selon les données précédemment publiées par Le Journal des Entreprises.

Les conséquences diffèrent selon les légumes et les exploitations. Le manque d'eau entraîne notamment une baisse des rendements, tandis que les épisodes de chaleur peuvent provoquer brûlures, diminution des calibres ou accélération du mûrissement. La Chambre d'agriculture de Bretagne confirme début août un stress hydrique et des pertes de rendement sur les productions végétales bretonnes, dans un contexte marqué par les épisodes de chaleur successifs.

Un chiffre d'affaires 2025 déjà en recul

Cette crise climatique intervient alors que l'activité avait déjà été affectée par les difficultés rencontrées sur certaines productions de plein champ. Le Cerafel, association d'organisations de producteurs qui pilote la marque Prince de Bretagne, a enregistré en 2025 un chiffre d'affaires de 339,3 millions d'euros, en baisse par rapport à l'exercice précédent, malgré une meilleure dynamique sur la tomate.

La sécheresse pourrait donc peser à nouveau sur les volumes commercialisables en 2026. À ce stade, Prince de Bretagne ne chiffre toutefois pas l'impact de ces pertes de rendement sur son chiffre d'affaires annuel. Il serait donc prématuré de convertir les baisses de production annoncées en pertes financières.

La situation hydrique constitue depuis plusieurs années un enjeu stratégique pour le groupement. Prince de Bretagne avait notamment engagé ses producteurs dans des dispositifs destinés à améliorer la gestion quantitative et qualitative de l'eau. Dès 2023, un premier groupe de 42 exploitations participait à cette démarche.

La Chambre d'agriculture de Bretagne a de son côté actualisé le 6 août son dispositif consacré à la sécheresse, qui suit notamment les bilans hydriques, les restrictions d'eau et leurs conséquences sur les productions agricoles.

Pour Prince de Bretagne, l'enjeu économique des prochaines semaines sera désormais de mesurer l'ampleur des volumes effectivement perdus et leurs conséquences sur les ventes de la campagne 2026.

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