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La filière avicole bretonne poursuit sa transformation
Bretagne # Agriculture

La filière avicole bretonne poursuit sa transformation

Poids lourd de l’élevage français, la Bretagne conserve une place importante dans la production de volailles et d’œufs. Les dernières données publiées par la DRAAF Bretagne témoignent notamment d’une progression de la production d’œufs en 2025, accompagnée de prix records.

— Photo : TSE

La filière avicole demeure l'un des piliers de l'agriculture bretonne. Aux côtés du lait et du porc, les productions de volailles de chair et d'œufs participent fortement à la spécialisation agricole de la région et alimentent tout un tissu économique composé d'éleveurs, de fabricants d'aliments, de couvoirs, d'abattoirs et d'entreprises de transformation.

Les données publiées par la Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (DRAAF) de Bretagne permettent également de mesurer les transformations engagées depuis plusieurs années dans cette filière.

Une année 2025 favorable aux œufs

Le bilan agricole régional publié en juin 2026 fait notamment ressortir une évolution favorable pour les œufs de consommation. La DRAAF indique que leur production a augmenté en 2025 et que les prix ont atteint de nouveaux records.

Cette dynamique intervient après plusieurs années de transformation des modes de production. La montée en puissance des systèmes alternatifs à l'élevage en cage constitue notamment une tendance structurelle de la filière. Dès 2021, à l'échelle nationale, 51 % des œufs de consommation étaient issus de modes alternatifs – biologique, plein air ou élevage au sol.

Une filière confrontée à la concurrence des importations

La volaille de chair évolue dans un environnement plus concurrentiel. Les données historiques de la DRAAF montrent notamment que les producteurs français ont dû composer avec la progression des importations et la transformation des débouchés à l'export.

En 2021, les viandes de volaille importées représentaient ainsi 40 % de la consommation française, dans un contexte de reprise de la restauration hors domicile. La même année, les volumes de poulets abattus en Bretagne avaient reculé de 1,2 % par rapport à 2020, tout en restant légèrement supérieurs à leur moyenne des cinq années précédentes.

La restructuration de l'outil industriel avicole breton ne date pas d'hier. La région avait notamment été marquée par les difficultés de Doux et de Tilly-Sabco, deux acteurs historiques du secteur, à la fin des années 2010.

Entre évolution des habitudes de consommation, concurrence internationale, renouvellement des élevages et adaptation des outils industriels, la filière avicole bretonne poursuit ainsi sa transformation.

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