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VIVESCIA prévoit 250 millions d’euros d’investissements dans le Grand Est d’ici 2030
Grand Est # Agriculture # Investissement

VIVESCIA prévoit 250 millions d’euros d’investissements dans le Grand Est d’ici 2030

Le groupe coopératif VIVESCIA prévoit d’investir 250 millions d’euros dans le Grand Est d’ici 2030 pour développer ses projets agricoles et renforcer ses outils industriels de transformation. Cette enveloppe figure au cœur d’une charte signée avec la Région Grand Est le 29 août à Châlons-en-Champagne, portant également sur la décarbonation des filières et la logistique.

— Photo : Axel Coeuret/Vivescia

Le groupe VIVESCIA confirme un important programme d’investissement dans son territoire historique. La coopérative céréalière prévoit de mobiliser 250 millions d’euros à l’horizon 2030 dans le Grand Est, dans le cadre de son projet stratégique « VIVESCIA 3.0 ».

L'enveloppe doit servir à développer des projets agricoles et à renforcer les capacités des outils industriels de transformation du groupe dans la région. Cet engagement a été formalisé le 29 août lors de la Foire de Châlons, à travers une charte signée par Christoph Büren, président de VIVESCIA, et Franck Leroy, président de la Région Grand Est.

La Région prévoit de son côté de poursuivre ses dispositifs en faveur de l'installation des agriculteurs, de la modernisation des exploitations et des investissements agro-industriels.

Une dizaine d’outils industriels dans le Grand Est

Le poids de VIVESCIA dans l'économie agricole régionale est significatif. Le groupe rassemble 9 000 agriculteurs-coopérateurs et 4 000 collaborateurs et intervient de la production agricole jusqu'à la transformation dans le malt, la meunerie, la maïserie et les biotechnologies végétales.

VIVESCIA collecte près de 3,5 millions de tonnes de céréales et d'oléoprotéagineux grâce à un réseau de 180 points de collecte, notamment dans la Marne, la Haute-Marne, les Ardennes et l'Aube.

Le groupe dispose par ailleurs d'une dizaine d'outils industriels dans le Grand Est, exploités notamment par ses entreprises Malteurop, Grands Moulins de Paris, Kalizéa et Néalia.

La malterie de Vitry-le-François au cœur de la décarbonation

Le partenariat prévoit également de travailler sur la réduction de l'empreinte carbone des activités agricoles et industrielles.

Parmi les sites concernés figure notamment la malterie Malteurop de Vitry-le-François, dans la Marne, qui produit 200 000 tonnes de malt par an et fait déjà l'objet de projets de décarbonation.

Sur le volet agricole, VIVESCIA poursuit son programme d'agriculture régénérative TRANSITIONS. Celui-ci rassemble actuellement 585 agriculteurs, représentant 100 000 hectares et 600 000 tonnes de céréales. Selon le groupe, les actions conduites avec une première promotion de 182 agriculteurs depuis 2023 auraient permis d'éviter 10 000 tonnes d'émissions de gaz à effet de serre en deux ans.

VIVESCIA veut également transformer sa logistique

Le transport constitue le troisième axe du partenariat. VIVESCIA dispose d'une flotte régionale de 160 camions, dont 20 % peuvent actuellement fonctionner au B100. Le groupe veut porter cette proportion à 50 % d'ici 2030.

La coopérative et la Région doivent également élaborer une stratégie associant fret ferroviaire, hubs et plateformes multimodales. En parallèle, la collectivité prévoit 1 milliard d'euros d'investissements d'ici 2035 pour moderniser les infrastructures régionales de transport, une enveloppe qui dépasse toutefois le seul partenariat avec VIVESCIA.

Enfin, les deux partenaires veulent travailler sur l'adaptation des cultures au changement climatique, notamment en étudiant le potentiel de développement du blé dur dans le Grand Est.

Avec ses 250 millions d'euros annoncés d'ici 2030, VIVESCIA place ainsi l'investissement industriel et agricole au centre de sa stratégie régionale, tout en cherchant à réduire l'empreinte carbone de ses activités et à sécuriser ses capacités de transformation dans le Grand Est.

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