Tout est parti d’une évolution récente du PLU nantais. "Jusqu’à début 2025, la construction d’un tel site de loisirs n’était pas autorisée. Quand la règle a changé, et parce que Cedrik Kerdilès maîtrisait le foncier, il a su que c’était le moment", explique Jean-Charles Verdalle, ex-NABC (Nantes Atlantique Business Club) et speaker du FC Nantes. Ce dernier dirigera le futur site. La parcelle s'étend sur plus de 8 000 m², tandis que le bâtiment occupera une surface de 3 800 m². L'investissement s’élève à 6,5 millions d’euros.
Le projet s’appuie sur un montage mêlant investisseurs "dans les murs" et investisseurs "dans l’exploitation". Autour de Cédrik Kerdilès et de Jean-Charles Verdalle, on retrouve notamment Olivier Dragué, restaurateur (Le Mas des Oliviers, Le Moïa, Le Cambronne), Emmanuel Leclair (Valeuriad), Hubert Gouriou (Billaud Isolation), Stéphane Denis (Manta Red, spectacles immersifs) ainsi que Denis Gaudin et Yannick Vadrot (SIGNA France). "Nous avons réuni des compétences complémentaires : sport, restauration, digital, événementiel, immobilier. C’est un vrai projet collectif", souligne Jean-Charles Verdalle.
9 terrains de padel, un restaurant et business club
Le cœur du complexe repose sur neuf terrains de padel, ce sport à mi-chemin entre tennis et squash. Pièce maîtresse : un terrain central conçu pour accueillir des compétitions d’envergure (P1000, P2000), avec gradins et grande baie vitrée ouvrant sur le restaurant. L’objectif est de combler un manque, soit offrir à l’agglomération nantaise une capacité aujourd’hui insuffisante.
"Nantes compte 33 terrains pour 677 000 habitants, c’est peu alors que la pratique connaît un vrai succès. En France, nous sommes à 1 terrain pour 10 000 habitants. En Espagne, c’est un terrain pour 4 000 habitants. Il y a un retard énorme : les joueurs attendent parfois trois semaines pour un créneau", rappelle le futur directeur.
Le site proposera également une académie de padel, ainsi que des activités complémentaires telles que yoga, pilate ou encore une zone de golf indoor, en réflexion. La partie restauration, confiée à Olivier Dragué, visera 100 à 150 couverts par jour. À l’étage, trois salles de séminaire (150 m² et deux de 60-70 m²) accueilleront entreprises et événements.
Au-delà du sport, l’équipe prépare aussi la création d’un club d’entreprises avec tournois interprofessionnels, conférences, visites d’entreprises et services de conciergerie business.
"On veut un lieu de vie premium, pas un simple centre de loisirs. Tout dépendra du style, des matériaux, de l’accueil. Le padel sera le cœur, mais l’expérience globale fera la différence", insiste Jean-Charles Verdalle.
Une dizaine de recrutements et 1, 5 million de chiffre d’affaires
Côté modèle économique, la répartition des revenus se fera " moitié-moitié " entre location des terrains et restauration/séminaires. L’équipe vise 1,50 millions d'euros de chiffre d’affaires en année de croisière, même si l’ambition est de monter plus vite. Environ 10 à 12 salariés seront recrutés, dont un coach dédié à la partie sportive.
Le nom définitif du complexe n’est pas encore arrêté. "On veut un nom court, identifiable, que les clients puissent s’approprier. On le dévoilera début 2026", glisse Jean-Charles Verdalle. En attendant, les investisseurs finalisent les derniers arbitrages… et se préparent à une montée en puissance rapide d’un sport qui, selon eux, n’a pas encore atteint son pic en France.
Les travaux démarrent en janvier 2026 et s’achèveront, sauf aléas, à la fin de cette même année.