Le Havre
Ports : Accouchement dans la douleur
Le Havre # Conjoncture

Ports : Accouchement dans la douleur

Le gouvernement a bouclé la réforme portuaire et maintenant la balle est dans le camp des opérateurs privés! Voilà à peu de choses près le discours tenu par Nicolas Sarkozy auHavre.




Anvers, le 1er port français!

Se félicitant de la signature mi-avril des accords de transfert des personnels des établissements portuaires vers les privés, le président juge que ceux-ci ne sont qu'un outil parmi d'autres sur la voie de la réhabilitation de l'image de marque des ports français. «Aujourd'hui, le 1er port français, c'est Anvers», rappelle douloureusement Christian Garin, le président d'Armateurs de France. Une vérité du moment à laquelle Nicolas Sarkozy entend bien tordre le cou: «aujourd'hui nous représentons à peine plus de 6% du trafic conteneurs en Europe. Nous devons doubler cette part à l'horizon 2020». «Les conflits sociaux et les lourdeurs administratives nous ont faits du mal», insiste le président qui dit faire confiance aux syndicats qui seront eux aussi, selon lui, les grands bénéficiaires de la réforme. Le représentant des portuaires Havrais Christian Leroux (UMEP) est aussi d'avis d'enterrer la hache de guerre. Le transfert des grutiers vers les sociétés de manutention est opérationnel depuis le 3mai dernier et concerne quelque 205 personnes auHavre dont près de la moitié est affectée à la filiale de GMP, Manutention Terminal Nord. «Une période pénible s'achève», dit Christian Leroux qui compare les négociations des derniers mois à «une histoire de famille» qui se termine bien. Un point de vue beaucoup plus consensuel que celui du président du Syndicat des Transitaires Havrais Jean-Louis Le Yondre qui garde rancoeur contre ceux qu'il juge responsables de la crise de ports français, les syndicats, et qui prévient «que ce n'est pas en claquant des doigts que l'on fera revenir les trafics»!

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