Suite à la liquidation judiciaire de l'entreprise Poly Implant Prothèse et l'inquiétude grandissante des 120 salariés, l'État a réagi et le préfet du Var, Hugues Parant, leur a fait des propositions concrètes. Plusieurs mesures d'accompagnement exceptionnelles ont été décidées pour accompagner les salariés et faire en sorte «qu'ils ne se retrouvent pas isolés». Afin d'assurer la continuité des revenus dans les familles, l'État interviendra auprès de l'association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés pour obtenir un versement plus rapide des sommes dues.
Une cellule de reclassement
Parallèlement, un dispositif exceptionnel d'aide au reclassement va être mis en place. Une cellule de reclassement spécifique va ainsi être créée. Les salariés pourront bénéficier d'un accompagnement personnalisé dans le cadre du contrat de transition professionnelle. En complément, l'État s'est engagé à mettre en place un dispositif de formation spécifique pour les salariés de PIP et 250.000€ ont été mobilisés dans ce sens. À ce titre, le Préfet a sollicité l'aide des OPCA pour compléter cette prise en charge et de la région pour participer au financement de cette aide. Pour que toutes ces propositions se concrétisent rapidement, un groupe de travail associant les représentants des salariés et Maître Simon Laure, administrateur judiciaire de l'entreprise sera animé par la DIRECCTE. Enfin, la préfecture n'exclut pas une reprise de l'entreprise, mais dans l'attente, ces mesures sont venues apaiser le climat. Même si certains salariés se sont dit déçus que le préfet ne donne pas suite à leur demande d'indemnités supra-légales de départ, leurs représentants les ont pour l'heure convaincus que leur seule force était de rester soudés.
Face au désarroi des 120 salariés de l'entreprise PIP, l'État a réagi et mobilisé des aides exceptionnelles pour les accompagner.