Il faut sauver le soldat PASS. Un temps menacé par les restrictions budgétaires, le pôle de compétitivité PASS se retrouve de nouveau sur la sellette depuis l’échec des négociations visant à fusionner le représentant de la filière industrielle des arômes et parfums en PACA et son homologue Cosmetic Valley. Cette fusion serait en effet, si l'on en croit un courrier datant d'août dernier du ministre de l'Economie Emmanuel Macron, le préalable au maintien du pôle sur le territoire azuréen.
Pourtant, PASS profite de la bonne santé de la filière grassoise et revendique, à fin 2014, 155 adhérents dont 124 entreprises. Il comptabilise 79 projets labellisés, à hauteur de 134 millions d'euros de frais de R&D, impliquant une forte proportion de PME, celles-ci ayant capté près de 50% des financements publics obtenus. De même, il s'est engagé à faire évoluer son modèle économique afin de renforcer son autofinancement et affiche, toujours en 2014, une progression de ses recettes privées de 150%.
Christian Estrosi, député maire de Nice, candidat Les Républicains aux élections Régionales, est monté au créneau, en demandant par courrier à Emmanuel Macron de relancer « les négociations en favorisant les conditions d’une fusion équilibrée. » A suivre...
Pour aller plus loin :
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Les pôles de compétitivité à la croisée des chemins