Pluie de contrats en Algérie et au Maroc pour Sylene
# Production et distribution d'énergie # International

Pluie de contrats en Algérie et au Maroc pour Sylene

Sylène vient de décrocher un important contrat de télégestion au Maroc et ambitionne de développer sa filiale au Canada.

Créée en 1988 par Yves Garçon un ancien du groupe Alstom, Sylène est devenue la référence sur le marché de la télégestion des réseaux d'eau en Algérie, grâce à deux contrats de 2 millions d'euros chacun, décrochés en 2009 et 2011. « Ces deux contrats nous ont servi de référence pour nous déployer dans d'autres pays », explique Yves Garçon, président de Sylène. Ces derniers lui ont permis de décrocher un gros contrat de 2,65 millions d'euros courant 2016 concernant la gestion des eaux des agglomérations de Marrakech, Agadir, Essaouira et Tiznit. « Le matériel informatique va être mis en place à compter de juillet prochain sur les installations hydrauliques. Cela débouchera par la suite sur un contrat de maintenance de cinq ans d'une valeur de 535 000 € », affirme-t-il. Un second contrat de 330 000 € pour équiper la station d'épuration de la ville d'El Hajeb a été conclu fin 2016. Ces développements conduisent à l'implantation d'une filiale au Maroc, la quatrième du groupe qui en compte déjà une en Algérie, au Mali et au Canada. La société vient de remporter un autre contrat du même type en Algérie, pour un montant de 2,3 millions d'euros avec une seconde tranche qui pourrait atteindre 1,4 million d'euro.

Les Etats-Unis, via le Canada

Mais le Chambérien regarde aussi désormais vers l'Ouest : après avoir déployé une représentation commerciale au Québec depuis quatre ans, il vise désormais à prendre une participation minoritaire dans une entreprise locale pour déployer sa filiale. « Pour exercer dans ce pays, il faut être agréé par l'Ordre des ingénieurs. Nous recherchons une entreprise qui puisse nous apporter des compétences complémentaires ainsi que le volet culturel », rapporte Yves Garçon. Cinq entreprises ont déjà été présélectionnées pour une clôture de l'opération envisagée d'ici à la fin de l'année 2017. « Certaines ont déjà des activités dans d'autres provinces. L'une d'elles serait intéressée pour que l'on devienne aussi son pied à terre au Maghreb », glisse-t-il. En se lançant sur le marché québécois, le dirigeant espère pouvoir ensuite mailler le Canada, et par la suite, son voisin américain. « Les Etats-Unis restent une cible, mais qu'on n'adressera qu'avec des ressources locales », nuance le dirigeant.

Se grouper pour mieux vendre

Aujourd'hui, l'export représente 47% de ses ventes, contre 65% prévus d'ici la fin de l'année. Sa méthode ? Travailler en groupement momentané d'entreprises, y compris avec ses compétiteurs (KSB, Eiffage, Métal Soudan...). « On se rend compte que lorsqu'on reste dans notre métier, on devient à un moment donné sous-traitant. Le groupement permet donc de proposer une solution globale et de limiter les coûts pour les clients », estime Yves Garçon, également conseiller du commerce extérieur de la France depuis six ans. Il cite en exemple la rénovation d'une centrale hydroélectrique, menée il y a deux ans au Rwanda. « Il s'agissait d'un contrat de 5,7 millions d'euros (dont 2 millions d'euros pour Sylène), sur lequel aucune entreprise française ne voulait partir. J'ai finalement collaboré avec un concurrent belge afin de gagner ensemble », confie-t-il.

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