Une nouvelle taxe par jour! Taxe Carbone, hausse de 2euros du forfait hospitalier, déremboursement de médicaments, taxation des plus-values boursières dès le premier euro, doublement des cotisations sur les retraites chapeaux... Heureusement que Nicolas Sarkozy dit «ne pas avoir été élu pour augmenter les impôts»! L'explication tient en trois chiffres: 10, 20, 30. L'an dernier, le déficit de la Sécurité sociale a atteint 10milliards d'euros. Cette année, ce sera 20milliards. Et l'année prochaine 30milliards! 60milliards en trois ans! Ce sont autant de retraites versées, de notes de médecins payées à crédit et que nos enfants devront rembourser plus tard: «Je me soigne gratuit, mes enfants passeront payer plus tard!» Bref, on est au bout du système. D'où la nécessité de relever les cotisations sociales, même si c'est impopulaire. Évidemment, taxer les retraites chapeaux est plus facile que de relever le forfait hospitalier. Problème: ces mesures rapportent des millions (25millions pour la retraite chapeau, 150millions pour le forfait hospitalier...), alors que les déficits, eux, se chiffrent en milliards. On a comme un problème d'unité! L'heure est donc venue d'entreprendre des réformes structurelles sur des sujets aussi sensibles que la retraite et l'assurance-maladie. Concernant la santé, les dépenses augmentent plus vite (+4% par an) que le PIB. Il faut donc trouver de nouvelles ressources. Au choix: hausse de la CSG, TVA sociale (une partie de la TVA irait financer notre santé)... Concernant la retraite, on n'échappera pas à un relèvement de la durée de cotisation. Rendez-vous est déjà pris pour la mi-2010. On souhaite bon courage au gouvernement quand on sait que 63% des Français sont contre un relèvement de l'âge de départ. C'est dire si en matière de mesures impopulaires, finalement, la hausse de 2euros du forfait hospitalier ou le déremboursement de certains médicaments risquent de passer pour de sympathiques mesurettes par rapport à ce qui nous attend! Mais, le gouvernement n'a plus le choix, c'est ça ou l'implosion de la Sécurité sociale, avec, à la clef, le retour du «chacun pour soi» et le triomphe des assurances privées.
Planète écoPar Axel de Tarlé TaxMan à l'Élysée
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la rédaction
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