« Vacances ? Quelles vacances ? », sourit Gwenn Le Doaré, cofondatrice de la compagnie Le Brestoâ avec le marin Laurent Ferrec. Car l’été est loin d’être synonyme de congés à gérer pour la TPE, lancée en 2014, qui propose des promenades dans la rade de Brest. « Notre pic d’activité démarre début avril, avec les vacances de Pâques. Donc avec les Parisiens et les Bretons. Le plus gros arrive ensuite de juin à septembre (75% du CA). »
Pour s’adapter, les deux fondateurs embauchent. « De trois on passe à sept salariés. Du personnel naviguant, mais surtout des gens pour la vente de billet, explique la dirigeante. En effet, on n’a pas du tout le même type de clientèle. En début et en fin de saison, on fonctionne beaucoup avec des préventes, des groupes. Juillet et août, ce sont des touristes de passage. Donc, il faut de la présence pour vendre les billets en individuel. »
Même dans l’industrie
Même secteur des loisirs et donc même punition pour le parc La Récré des Trois Curés à Milizac (4-millions d’euros de chiffre d’affaires ; 20 salariés). À Pâques, la société a formé 75 jeunes en vue de la hausse de fréquentation estivale. L’année dernière, 215.000 visiteurs étaient passés par les attractions. 50 % du chiffre d’affaires est réalisé en juillet et en août par le parc.
Chez Brittany ferries, l’effectif passe de de 2.200-2.300 salariés à 3.200. « On embauche donc 800 à 1.000 CDD. Nous avons aussi des remplacements de personnels sédentaires en congés. Cette période dure jusque fin septembre, explique Jean-Marc Roué, président du conseil de surveillance de la compagnie. Je ne suis pas dans l’opérationnel donc moins concerné par ce pic d’activité que le directoire, notamment. Mais la direction se doit d’être pleinement présente à cette période. Il y a tout le personnel à gérer pour les ressources humaines, par exemple. »
Côté industrie, on n’est pas en reste. Chez le spécialiste du saumon, Meralliance, aussi on recrute des saisonniers pour la saison d’été. Là, pas de pic de production à cette période, mais le remplacement des salariés de l’usine qui partent en vacances. « On n’arrête ni ne ralentit la production donc il faut bien remplacer les salariés en congés », explique Isabelle Séchet, responsable marketing et communication. Meralliance fait alors appel à des jobs étudiants, mais aussi à de l’intérim « pour les postes qui demandent plus de technicités, on forme des gens qui resteront pour le pic de production de fin d’année ».