En Japonais, Pecha Kucha (prononcer Petcha Koutcha) signifie ?bavarder?. Le concept vient du Japon et a été initié en 2003 par le cabinet Klein Dytham. Depuis, une Pecha Kucha se déroule tous les mois à Tokyo. «Le concept s'est en outre répandu petit à petit dans le monde entier. Il existe aujourd'hui 300 groupes labellisés Pecha Kucha sur tous les continents», explique Sarah Carrière-Chardon, organisatrice avec Philippe Français, de l'agence Aller-Retour, de la Pecha Kucha marseillaise depuis 2007.
6mn40 pour faire partager sa création
«Nous allons maintenant donner une régularité à la manifestation et envisager d'en organiser quatre par an, à dates et lieu fixes», poursuit-elle. Ces soirées suivent un rituel patiemment affiné depuis l'origine. «À chaque rencontre, nous invitons une douzaine de créateurs (à l'échelle régionale, nationale et internationale) et chacun dispose de 20 images et de 6mn40 pour exposer un projet. À Marseille, le concept a été assoupli et j'autorise de la projection vidéo, du happening, tout en restant dans le timing. La présentation doit tourner autour de la création. L'idée est de faire partager son approche créatrice par le public. Nous sommes dans un exercice qui s'apparente au speed dating, à la jam session et à l'impro...», explique Sarah Carrière-Chardon. «La rencontre est devenue un véritable rendez-vous de la création à Marseille. C'est une soirée festive, informelle qui doit être propice aux collaborations, aux commandes ». Participer à une Pecha Kucha permet à un créateur de devenir ?résident? et de pouvoir ainsi plus facilement intégrer les Pecha Kucha de Barcelone, de Londres ou de Berlin.
Le vendredi 7mai, de 19heures à minuit, se tiendra aux Grandes Tables à la Friche Belle-de-Mai, la onzième Pecha Kucha Night, organisée par Sarah CC. L'occasion de découvrir durant une soirée festive de nouveaux créateurs contemporains, qu'ils soient architectes, graphistes, designers ou créateurs de mode.