Grégoire Calleja,
Directeur régional de l'Ademe
Vous avez organisé le mois dernier les Rencontres régionales de la performance énergétique. Pourquoi ce thème?
Ce rendez-vous national, que nous avons dupliqué dans la région, visait avant tout à faire le point sur la future réglementation thermique 2012, qui représente un saut énorme, puisque ce texte prévoit entre autre de réduire de moitié la consommation énergétique des bâtiments par rapport à 2005.
Les maîtres d'ouvrage, promoteurs et autres professionnels de la construction et de l'immobilier de la région sont-ils globalement bons ou mauvais élèves en matière de performance énergétique?
Sur ce sujet, les choses semblent évoluer. Nous avons vu émerger une véritable prise de conscience sur ces thématiques. Il y a quelques années, les maîtres d'ouvrage locaux étaient un peu frileux. Certains tentaient même de contourner les obligations. Désormais, on ne peut plus se permettre de "bricoler", et les professionnels l'ont compris. Ils sont très nombreux à avoir aujourd'hui une vision prospective de leur marché. Notre région n'est pas si en retard que cela par rapport à d'autres territoires réputés en pointe sur ce thème.
Comment les entreprises locales peuvent-elles s'emparer de ce sujet, à leur niveau?
Tout dépend bien entendu du type d'activité qui est le leur. Pour certaines entreprises, du secteur de l'hôtellerie ou de la production industrielle, les consommations d'énergie vont bien entendu très au-delà de la simple vie d'un bureau classique. Mais dans tous les cas, l'Ademe est aussi là pour aider les entreprises à réaliser des diagnostics approfondis. Nous finançons très largement ce type d'opérations, mais, sauf à de très rares exceptions, nous n'intervenons pas dans les processus de financement de construction ou de modification des bâtiments. (Photo O.B.)
TROIS QUESTIONS À