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Krokola diversifie la gamme Merveilles du monde et vise les 10 millions d’euros de chiffre d’affaires
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Krokola diversifie la gamme Merveilles du monde et vise les 10 millions d’euros de chiffre d’affaires

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Krokola, la PME marseillaise qui a relancé en 2023 la marque de chocolat Merveilles du monde, vendue autrefois par Nestlé, diversifie son offre avec de nouvelles tablettes, une barre destinée au snacking et davantage de produits saisonniers. Objectif : dépasser les 10 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2026 et les 30 millions d’euros d’ici 2030.

Amélie Coulombe, cofondatrice de Krokola, qui a relancé et développe la marque Merveilles du Monde — Photo : Audrey Savournin

Papier peint inspiré de la jungle, plaid léopard sur le canapé, bienvenue chez Merveilles du Monde à Marseille. Plus précisément chez Krokola (CA 2025 : 8,3 M€ ; 16 salariés), l’entreprise qui a relancé, en 2023, cette marque initialement vendue par Nestlé que les quadras et quinquagénaires n’ont pas oubliée. Nostalgiques de ces grands carreaux de chocolat au lait aux éclats de noisettes et amandes, ornés d’un tigre ou autre singe en relief, emballés avec une fiche sur un animal… Et disparus des rayons dans les années 2000. Une recette et un concept iconiques qu’Amélie Coulombe et Alexandre Kanar ont su pleinement exploiter. Et qu’ils comptent bien faire encore fructifier, en diversifiant les références et les circuits de distribution, pour dépasser les 10 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2026.

Quatre nouvelles références depuis le début d’année

Si le lion est toujours roi sur le packaging, et si la tablette historique est toujours omniprésente, elle n’est plus seule à porter la marque. Krokola a en effet, dès le départ, misé sur plusieurs produits pour être référencé dans les grandes et moyennes surfaces. Et il poursuit sur cette lancée puisqu’après avoir ajouté à son catalogue une pâte à tartiner fin 2024 et deux sortes de biscuits en 2025, il vient à nouveau d’enrichir sa gamme. Elle compte désormais 9 références, dont les toutes dernières tablettes, sorties en 2026 : une aux céréales soufflées, une autre aux morceaux de biscuit sablé et deux modèles plus épais avec des noisettes entières.

Le snacking pour élargir la distribution

À ces produits s’ajoute la barre snacking, qui n’est que la première d’une gamme appelée à s’étoffer. Un produit qui vise à "toucher de nouveaux réseaux de distribution, notamment les magasins de proximité mais aussi les boutiques Total et la compagnie aérienne Transavia qui les commercialisent", explique Amélie Coulombe, cofondatrice de Krokola. "Cela nous permet d’avoir d’autres points de contact avec le consommateur." Ce qui est précieux dans un secteur ultra-concurrentiel où la PME fait office d’exception face aux géants qui trustent les rayons et les mises en avant de produits.

Des produits saisonniers prometteurs

"Pour le saisonnier, Pâques, Noël, c’est très difficile d’accès, glisse-t-elle. On a pu proposer cette année nos œufs de Pâques en avant-première chez Monoprix, mais on y va doucement. On mise davantage sur notre e-shop, qui ne concentre que 4 % du chiffre d’affaires et que l’on développe progressivement, en y proposant des coffrets, des formats spécifiques et notamment le saisonnier, que nous allons élargir aussi cette année." D’autant que les retours sont positifs et que le site était en rupture de stock une semaine avant Pâques. Ce qui n’empêche pas Krokola de travailler sur sa distribution en grandes et moyennes surfaces (7 000 points de vente aujourd’hui) : en 2026, 4 nouveaux commerciaux doivent venir s’ajouter aux 7 actuellement en poste.

30 à 40 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2030

Pour l’heure, les tablettes représentent 74 % du chiffre d’affaires contre 11 % pour la pâte à tartiner et 14 % pour les biscuits, plus récents. "C’est le cœur du business, indique Amélie Coulombe. Et nous souhaitons que la tablette historique reste un pilier." Mais la diversification est bien en route. Objectif affiché : " Atteindre une taille critique pour asseoir l’entreprise sur le long terme." Selon la dirigeante, Krokola pourrait y parvenir d’ici 3-4 ans, en faisant grimper le chiffre d’affaires jusqu’à 30 voire 40 millions d’euros.

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