L
e CJD élit son nouveau président tous les deux ans. Comment se fait le choix des candidats?
L'élection se fait en deux temps. Au premier tour, l'ensemble des membres du bureau ainsi que d'anciens membres qui respectent les critères d'éligibilité (avoir moins de 45 ans, notamment) font partie de la liste. Ne restent ensuite en course que ceux qui ont emporté plus de 20% des suffrages au premier tour. Sur cinq candidats au départ, trois ont accédé au second tour qui s'est déroulé en janvier.
Comment les «votants» vous départagent-ils?
Chaque candidat prononce un discours d'une vingtaine de minutes qui doit permettre de convaincre. C'est très compliqué car il y a un lien d'amitié entre les candidats mais il faut faire un choix et cet exercice est déterminant. Nous sommes tous dans cette dynamique et il faut se donner les moyens de réussir.
À quel moment se fera la passation de pouvoir avec l'actuel président Christophe Laguerre? Elle se fera au moment de la dernière assemblée plénière du CJD en juillet prochain. D'ici là, mon rôle sera de constituer l'équipe qui devra m'entourer à partir de la rentrée prochaine. Avant cela les futurs membres du bureau m'accompagneront lors du Campus national du CJD qui se déroulera à Montpellier en préambule du congrès national. Il s'agit en fait d'une formation destinée aux nouvelles équipes. Mais l'essentiel, c'est bien que la section de Rouen perdure.
Quelle est votre ambition pour cette section rouennaise? Ne pas décevoir est plus difficile que d'être élu! Nous sommes une section importante avec soixante-dix membres qui sont habitués à un qualitatif important et qui attendent à la fois du professionnalisme et de la convivialité.
Quelle sera votre ligne directrice pendant ces deux ans?
Tout d'abord la garantie de la continuité des valeurs de notre mouvement: l'humain au coeur de l'entreprise. Nous devons veiller également au mixte entre nos réflexions philosophiques et les problématiques concrètes des dirigeants. Le lundi soir, lors de nos plénières, nous recevons des économistes, des philosophes, mais le mardi matin on retourne tous au travail! La préoccupation du quotidien est essentielle. Nous sommes aussi un mouvement d'entraide. Le dernier axe, c'est le plaisir; sans minimiser le poids de la crise, nous sommes ensemble pour prendre du plaisir et nous serrer les coudes.
Propos recueillis par G.D.
Interview. Membre du bureau du CJD Rouen Vallée de Seine depuis 2007, Pierre Lecomte en prendra la présidence en juillet prochain, succédant à Christophe Laguerre.