Plus d'agence Orpi au Faou. Le Cabinet Seillard à Brest a également fermé, tout comme Bretagne immobilier à Landivisiau et l'agence de Lannilis. Toutes battaient le pavillon de la coopérative Orpi. Le réseau en Finistère a subi la crise et a donc dû revoir sa stratégie. «Il y avait des doublons dans certaines villes. Il a fallu optimiser le groupe pour faire face à la baisse du marché», explique Johan Rousseau, directeur de la communication de Saint-Martin Immobilier, l'une des sociétés, adhérentes d'Orpi, gérées par Jean-Alain Corfa. Ce professionel de l'immobilier possède aussi Saint-Martin Bretagne, Bretagne immobilier et Quimper Cornouaille. Celui-ci représentait 42 agences Orpi dans le Finistère et le Morbihan en 2008, 35 aujourd'hui. Avec des licenciements*. «Inévitables. Mais nous avons essayé de limiter au maximum. Par exemple en faisant venir les gens sur d'autres agences», indique Johan Rousseau.
Cédées aux collaborateurs
Par ailleurs, 17 agences Orpi ont été cédées. «Mais aucune n'a quitté le réseau. Les cessions en internes à d'anciens responsables ou collaborateurs ont été privilégiées pour conserver la cohésion et le dynamisme du groupe», précise Johan Rousseau. Un peu singulier dans le panorama immobilier français, le réseau Orpi n'est pas une franchise. C'est un regroupement d'agences qui mettent en commun leurs fichiers et leurs bases de données. Elles conservent leur autonomie financière et juridique. Au niveau national, le président d'Orpi, Bernard Cadeau, annonce un solde positif des entrées et sorties d'agences, mi-octobre. «Nous sommes une coopérative. La mise en commun apporte un chiffre d'affaires potentiel à l'adhérent.Une force pendant la crise.»
* Orpi n'a pas souhaité communiquer le nombre de licenciés.
Le réseau Orpi, leader sur le Finistère, s'est restructuré pour faire face à la crise. Sur une période d'un an, dix-sept agences ont été cédées, quatre fermées.