Première question: faut-il opter pour des Mac ou des PC? Pour caricaturer, les Mac d'Apple sont généralement bien implantés dans les entreprises oeuvrant dans le «créatif» - communication, presse, architecture, design,etc. - quand les PC règnent partout ailleurs. Intuitif et particulièrement ergonomique, le système d'exploitation (la couche logicielle qui commande le matériel) Mac OS se prête parfaitement à ces usages, quand Microsoft Windows montrerait un visage plus besogneux. En réalité Mac et PC sont moins éloignés que ne le voudrait la légende: d'ailleurs, on peut faire fonctionner Windows sur un Mac, et la dernière version du système d'exploitation de Microsoft, Windows 7 montre des qualités d'ergonomie qui le rapprochent de Mac OS X Snow Leopard. Et si des différences persistent - pour résumer de façon réductrice: généralement plus élégants, les Mac sont aussi plus chers et leur logithèque est moins fournie -, les deux peuvent très bien cohabiter au sein du réseau local de l'entreprise. Une approche pragmatique consiste à équiper les différents services en fonction de leurs besoins. Attention toutefois, cela suppose aussi des ressources supplémentaires pour la maintenance de ce parc hétérogène.
Ordinateur fixe ou portable?
Seconde question, faut-il opter pour un poste de travail fixe ou pour un ordinateur portable? Depuis plusieurs années, les premiers perdent du terrain au profit des seconds et ce, même dans le cadre d'une utilisation dénuée de nomadisme: les portables sont moins encombrants, à peine plus chers et presque aussi performants que les ordinateurs de bureau. En un mot séduisants, à quelques détails près. Ils sont ainsi bien plus fragiles: un café renversé et c'est-quasiment- la fin assurée de la machine. Leur écran est également de taille réduite: le plus souvent 15 à 17 pouces de diagonale, quand on peut équiper les PC de bureau de modèles 22 pouces ou plus à prix modique. Surtout, et paradoxalement, la plupart des portables peinent en situation de nomadisme, la faute à une autonomie qui plafonne toujours à deux à trois heures - sauf modèles particuliers plus chers que la moyenne. Attention aussi, s'il s'agit d'équiper des collaborateurs se déplaçant beaucoup, par exemple une équipe de commerciaux: en gagnant en puissance, les ordinateurs portables ont aussi pris de l'embonpoint. Et 4kg au bout du bras toute la journée, cela peut vite épuiser. On peut alors envisager d'opter pour des netbooks, ces minuscules portables pesant entre 1 et 1,5kg. Certes, ce ne sont pas des parangons de puissance et leur petit écran (10 ou 11 pouces) les limite à des tâches bureautiques. Mais ils coûtent peu cher (à partir de 300€), peuvent être couplés avec un abonnement 3G pour un accès permanent au Web et à ses mails, se glissent dans n'importe quelle serviette de travail et offrent une autonomie sans pareil, jusqu'à une quinzaine d'heures pour les plus performants.
Le choix d'un parc d'ordinateurs est une opération coûteuse, qui engage l'entreprise pour plusieurs années - trois a minima - et la puissance actuelle des machines, parfois supérieure aux besoins réels, tend à rallonger cette durée. Mieux vaut donc ne pas se tromper: on ne change pas de PC comme on remplace une imprimante qui ne donne pas satisfaction.