Trois questions à Nicolas Le Bars, président des DCF (dirigeants commerciaux de France) Brest et Directeur délégué groupe Quéguiner en charge de la société LeaderMat.
Le Journal des Entreprises : Au sortir de cette période d’élections, qui est toujours porteuse d’incertitudes, comment voyez-vous évoluer l’économie finistérienne ?
Nicolas Le Bars : Je sens un vent d’optimisme depuis les élections présidentielle et législative. Il y a un changement de paradigme avec une confiance redonnée aux entreprises. À l’international, le blason de la France est redoré. Même si c’est certainement en grande partie lié à la communication. Je fais un parallèle avec les entreprises. Ce sont les clients qui choisissent. Là les électeurs ont choisi de changer la donne. Il y a donc une réelle dynamique.
Quand je parle à des confrères dans le cadre des DCF (Dirigeants commerciaux de France), ils me disent qu’ils voient enfin tomber des devis qu’ils attendaient depuis longtemps. C’est fortement lié aux élections selon moi. La confiance est primordiale en économie. Mais désormais, attention aux promesses non tenues !
Selon vous, une reprise se dessine ?
N.L.B. : On avait déjà senti un frémissement dès fin 2016. Le commerce va mieux, les carnets de commande s’élargissent. Il y a un an, on n’était pas du tout dans la même dynamique. Ce qui se met en place là est très positif. Tout le monde est passé par une période de crise depuis 2008, plus ou moins tardivement. Les entreprises ont lutté et celles qui s’en sont sorties sont aujourd’hui plus fortes. Chez les DCF du Finistère, les entreprises représentées comptent plus de 900 millions d’euros de chiffre d’affaires avec 36 adhérents dans les secteurs très différents : de l’automobile à l’industrie en passant par l’informatique ou le bâtiment. On a donc un panel très large pour évaluer l’économie.
Début juillet marque aussi en Bretagne l’arrivée de la LGV. Enfin ?
N.L.B. : La Ligne à Grande Vitesse vient d’être inaugurée à Brest et à Quimper. Aujourd’hui, on peut aller ou revenir de Paris en 3h25 en moyenne. C’est un vrai progrès par rapport au temps de trajet précédent. Mais il faudrait passer sous la barre psychologique des trois heures. Il y a encore deux heures de décalage avec Rennes. Il faut donc se battre encore. C’est un chantier politique important. Il faut que le monde économique reste mobilisé et continue ce travail de lobbying.