« Nous avions besoin de recruter à la suite d'un départ en retraite, alors nous sommes allés voir Pôle Emploi pour nous renseigner sur les différentes aides à l'embauche et voir quelle formule était la mieux adaptée pour nous. »
4.000? sur deux ans
« On nous a alors parlé du dispositif embauche PME. Cette année, les PME de moins de 250 salariés qui embauchent en CDI pour un salaire allant jusqu'à 1.900 ? brut mensuels, bénéficient en effet d'une prime trimestrielle de 500 ? durant les deux premières années du contrat, soit 4.000 ? au total. Pour faire simple, c'est l'équivalent d'une exonération de charges patronales durant deux ans. Chez nous, ces deux ans correspondent à la durée de la formation d'un nouvel employé aux divers postes qu'il sera amené à avoir chez nous. Le filetage est bien sûr un gros poste, mais dans les métiers de la marée, il faut être polyvalent : nos employés doivent maîtriser aussi bien la découpe de la raie que celle de la lotte ! Le fait de tourner sur plusieurs postes permet aussi d'améliorer le bien-être au travail et de minimiser les risques de Troubles musculo-squelettiques. » « Malheureusement, la filière manque cruellement de centres de formation en mareyage. Si l'on ne veut pas être obligé de débaucher des employés chez nos confrères, nous n'avons donc pas d'autre choix que de former en interne. En parallèle de ce CDI qui nous a permis de bénéficier de la prime Embauche PME, nous avons également recruté un autre jeune, en Contrat Unique d'Insertion pour six mois. Pour ce contrat, nous avons bénéficié des aides classiques. »
Recruter pour rajeunir la filière
« C'est important pour la filière de recruter des jeunes, sachant que la pyramide des âges est vieillissante dans le mareyage, et que la concurrence internationale nous met à rude épreuve. 2015 aura été une bonne année pour notre armement, mais les rentabilités ont été assez faibles pour l'activité mareyage. Pour faire face à cette mauvaise conjoncture, nous réfléchissons à de nouvelles façons de valoriser nos produits, en termes de communication, mais aussi de traçabilité, de transformation ou d'accès à de nouveaux marchés. Nous sommes ainsi sur le point de lancer une offre via Chronofresh, qui permet de livrer des produits frais aux professionnels comme aux particuliers, en 24h. Car, sur les circuits traditionnels, certains clients ne parviennent pas à se faire livrer».
Propos recueillis par Jean-Marc Le Droff
Pêcherie Les Brisants
(Loctudy) P-dg : Gwendall Olivier 25 salariés 7 millions d'euros de chiffre d'affaires 02 98 87 42 81