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Olivier Alonso : Le trublion de l'immobilier
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Olivier Alonso : Le trublion de l'immobilier

En 2003, Olivier Alonso réalise son rêve d'étudiant en créant un réseau de franchise, baptisé Solvimo. Depuis, il cultive sa fibre créative et un optimisme à toute épreuve pour donner à son enseigne une image décalée et attractive. Hélène Lascols

Olivier Alonso fait partie de ces jeunes entrepreneurs qui ont le vent en poupe. Âgé de 38 ans, il est le patron de l'enseigne Solvimo, un ovni du monde la franchise immobilière qui a réussi en quelques années à s'imposer sur un marché en apparence saturé et peu habitué à de telles audaces. En l'espace de 6 ans, il ouvre 150 franchises en France, fait son entrée à la fédération française de la franchise et préfère le Var à Paris pour installer le siège social de son entreprise. Olivier Alonso ne semble rien faire comme tout le monde, n'hésite pas à prendre des risques et finit toujours par déjouer tous les pronostics.




Un optimisme à toute épreuve

En ce début d'année 2010, la crise est passée par là, mais elle n'a que très peu affecté le moral d'Olivier Alonso. Certes il reconnaît que pour la première fois depuis 2003, son enseigne a enregistré un léger ralentissement. Mais pas de quoi perturber l'optimisme du jeune entrepreneur qui n'a alors qu'une chose en tête: foncer, et de préférence à toute vitesse, pendant que les autres sont à l'arrêt. D'ailleurs, le jour de la rencontre, il finalise ses cartons. Il vient en effet de devenir propriétaire de bureaux situés quelques mètres plus loin pour y installer le nouveau siège social de Solvimo. Un déménagement qui sonne comme le début d'une nouvelle phase de développement pour ce réseau qu'il a lancé en 2003.




Un rêve de gosse

Chef d'entreprise, Olivier Alonso a toujours rêvé de le devenir: «Mon père avait une entreprise dans le BTP et j'ai donc toujours baigné dans cet univers de l'entrepreneuriat», confie-t-il. Et, avec les années, l'idée s'est précisée. Il voulait non seulement entreprendre, mais également faire réussir les autres, les pousser à créer leur propre entreprise... «Ma plus belle récompense, je l'obtiens quand un franchisé est content», confie-t-il. Avant de se lancer dans le grand bain, il enchaîne différentes missions salariées à Paris, puis il monte sous une forme indépendante, sa première agence immobilière à La Garde en 1999. «Cette expérience me renforce alors dans l'idée qu'il y avait la place pour une nouvelle franchise immobilière et quelque chose à faire sur ce secteur». Faible maturité du marché, manque de professionnalisme, outils de communication d'un autre âge... Olivier Alonso porte un regard très critique sur la franchise immobilière.




Un aller-retour Paris-Toulon

Au bout de six mois, son idée désormais forgée sur le secteur, il revend son agence gardéenne puis fait ses valises pour la région parisienne. Les spécialistes de la franchise sont unanimes: «Lancer une franchise se fait forcément au départ de Paris». Le voilà donc de retour dans la capitale avec la ferme intention d'agir en décalage par rapport aux grandes enseignes du marché. Et, ça marche. Son agence pilote Solvimo devient rapidement leader sur son marché. La révolution orange peut commencer, mais elle se fera au départ du Var. «Quoi qu'en disent les professionnels du secteur, j'ai préféré suivre mes envies et rapatrier le siège social de l'entreprise sur mes terres d'adoption, à proximité de la mer et du port où est amarré mon bateau». Dès lors, il s'épanouit en semaine dans l'immobilier, «un secteur qui touche de près la vie de famille parce qu'acheter ou vendre est souvent une étape importante dans la vie d'une personne». Et, le week-end, il décompresse en s'adonnant à sa première passion, la sculpture de pièces monumentales. Il a bien hésité un temps en faire son métier, mais pour le moment, il confie ne pas se résoudre à vendre ses créations...

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