Les producteurs Nord-Finistériens l'attendaient depuis 1992. Sous la houlette de Robert Jézéquel, président du syndicat de défense de l'oignon rosé de Roscoff, ils ont enfin obtenu ce qu'ils voulaient: une appellation d'origine contrôlée. Il aura fallu une quinzaine d'années pour fédérer les producteurs d'oignons de la zone légumière autour d'un projet d'aire géographique et de cahier des charges avec l'Institut national des appellations d'origine (INAO). Vingt-quatre communes ont finalement été incluses dans un périmètre allant de Kerlouan à Roscoff. Cet oignon censé être doux et fruité, de couleur rose ou cuivre, se cultive sur 65 hectares par une cinquantaine de producteurs. Son tonnage décroît depuis 1990. Son rendement est en effet limité (35 tonnes à l'hectare contre 80 pour les autres oignons).
L'oignon rosé de Roscoff, cultivé en pays léonard depuis le XVIIesiècle puis commercialisé en Angleterre par les Johnnies, a enfin obtenu l'appellation d'origine contrôlée le 8juillet.