Numelink : Le cluster ligérien fusionne avec Auvergne TIC
# Réseaux d'accompagnement

Numelink : Le cluster ligérien fusionne avec Auvergne TIC

Après avoir absorbé RhoneAlley (Drôme-Ardèche) en juin dernier, Numélink récidive avec son homologue auvergnat et devient le premier cluster numérique français.

C'est un deuxième mariage en moins d'un an pour Numélink. Après avoir absorbé cet été son homologue de Drôme-Ardèche RhoneAlley, le cluster numérique stéphanois devait entériner sa fusion avec Auvergne TIC lors d'une assemblée générale extraordinaire qui s'est déroulée ce jeudi 31 mars à la Cité du design, en même temps que l'assemblée générale ordinaire de l'association. Ce nouveau rapprochement classe Numélink en tête des clusters numériques français. « Cela fait un an que nous travaillons sur cette fusion », précise Armand Lulka, directeur de Numélink. En juin dernier, le cluster avait déjà signé une convention de partenariat avec Auvergne TIC. À cette occasion, un membre de l'association numérique clermontoise avait intégré le conseil d'administration de Numélink. En absorbant Auvergne TIC, Numélink passe de 220 à 300 adhérents essentiellement implantés sur sept départements de la nouvelle super-région : Loire, Rhône, Drôme, Ardèche, Isère, Haute-Loire et Puy-de-Dôme. « L'idée de cette fusion est de faire en sorte que notre terrain de jeu colle au plus près aux nouvelles réalités suite à la fusion des régions Auvergne et Rhône-Alpes, souligne Armand Lulka. Elle répond également à la nécessité de gagner en visibilité et d'atteindre une masse critique qui permette à nos adhérents de bénéficier pleinement de la force de frappe de Numélink ». Le rapprochement permettra notamment de mutualiser les plans d'actions et de rationaliser les ressources.




Gouvernance fédérale

Au terme de cette nouvelle fusion, Numélink dispose d'un bureau à Clermont-Ferrand animé par un permanent nouvellement embauché. « Administrativement, il s'agit d'une absorption, mais dans les faits la présence en Auvergne est maintenue, précise Fabien Soler, directeur adjoint de Numélink. Notre objectif est de rester à proximité des adhérents. Nous ne souhaitons pas tout administrer de Saint-Étienne ». Rappelons que le Numélink emploie déjà sept salariés et dispose d'implantations sur le territoire à travers son siège stéphanois et ses antennes de Roanne et Valence. La grappe d'entreprise gère désormais un budget annuel de plus de 800.000 euros. En termes de gouvernance, le contrat de fusion prévoit le passage temporaire de 40 à une cinquantaine d'administrateurs, mais dans un an, le cluster entend établir une gouvernance fédérale avec la création de comités territoriaux. Une personne sera élue à la présidence. Elle sera épaulée par des vice-présidents territoriaux également. Quant à la question de l'avenir du nom « Auvergne TIC », il n'est pas encore tranché. Il pourrait à terme disparaître ou être conservé comme nom de marque, à l'instar de RhoneAlley.




French tech

La montée en puissance en Numélink sera certainement un atout vis-à-vis de la démarche French tech - Design tech. « Nous allons pouvoir sourcer des projets de start-up sur un territoire plus vaste », note Fabien Soler. Par ailleurs, suite à la fusion avec Auvergne TIC, Numélink devient de fait membre du groupement d'intérêt public du Bivouac, l'accélérateur de start-up clermontois. Numélink travaille également sur le dossier de candidature de Clermont-Ferrand à la labellisation French tech villes thématiques. Dossier qui doit être rendu avant le 11 avril.



Yann Petiteaux


www.numelink.com

# Réseaux d'accompagnement