Patrick Boissier
P-dg de DCNS. L'entreprise travaille en partenariat avec EDF et une PME irlandaise, OpenHydro, sur la construction d'un parc de quatre hydroliennes sur le site de recherche de Paimpol-Bréhat. La première, l'Arcouest, était de passage à Brest pour des tests après une première immersion. Elle devait être immergée à nouveau fin septembre mais après un problème technique sur la barge qui la transporte, elle est pour le moment maintenue en rade de Brest.
Pourquoi se lancer dans les énergies marines renouvelables?
DCNS cherche à se développer en dehors de la construction navale de défense depuis quatre ou cinq ans. Les énergies marines sont un des secteurs que nous avons identifié pour entamer cette diversification. Nous avons investi dans un incubateur à Brest. Notre objectif est de devenir un acteur majeur dans les énergies marines renouvelables en particulier avec l'hydrolienne. On veut faire la même chose que dans le secteur de la défense, c'est-à-dire assurer la maîtrise d'oeuvre mais ne pas construire seul les machines.
Pour la construction des hydroliennes, DCNS a choisi de travailler avec une PME irlandaise plutôt qu'avec une entreprise locale. Pourquoi?
C'était un choix raisonné. OpenHydro était l'entreprise la plus avancée technologiquement à l'époque où nous avons fait notre choix, et la plus porteuse de pro
messes. On pense qu'avec eux nous possédons la meilleure technologie.
Les trois prochaines hydroliennes seront-elles assemblées à Brest comme Arcouest?
Le lieu de l'assemblage des trois prochaines machines n'est pas encore décidé mais Brest fait partie des choix possibles. L'assemblage d'Arcouest s'est très bien passé ici.
- TROIS QUESTIONS À