Vous venez de terminer un agrandissement de votre site de production de Châteaugiron, en Ille-et-Vilaine. Quelles en sont les ambitions ?
Nous avons doublé la superficie, ce qui nous permet d’atteindre les 2 400 m². Nous avons fait installer des panneaux solaires en autoconsommation par Okwind, pour réduire notre empreinte énergétique. Terminé fin 2024, ce projet a nécessité 2,4 millions d’euros d’investissement. C’était nécessaire pour augmenter nos capacités de production, si nous voulons continuer de nous développer.
Par quoi passera ce développement ?
Il y a plusieurs sujets. D’abord, nous avons envie d’ouvrir d’autres points de vente, en périphérie de Rennes notamment, au Nord et à l’Ouest. Nous disposons aujourd'hui de trois magasins à Châteaugiron, Vern-sur-Seiche et Rennes, et sommes présents sur trois marchés à Rennes et Chantepie. Nous voulons également développer la partie traiteur, mais pour cela il nous faudra agrandir le laboratoire pour augmenter également nos capacités de production sur cette partie.
C’est un projet qui est lancé ?
Oui. Actuellement, nos produits sont fabriqués au sein de nos locaux historiques en centre-ville de Châteaugiron dans seulement 400 m². Nous sommes en train de monter un projet pour construire un autre bâtiment près de notre atelier de production de charcuterie. Il nous reste du foncier. Cette fois, nous projetons un investissement d’un million d’euros pour 800 m² de bâtiment. Il sera plus confortable, plus ergonomique pour les collaborateurs.
Il vous faudra recruter ?
Oui, mais c’est difficile. Nous sommes 55 actuellement et recherchons un boucher et un cuisinier depuis un an… Nous profitons des 130 ans de l’entreprise pour travailler notre marque employeur, avec des vidéos, des posts sur les réseaux sociaux autour de notre histoire, de nos parcours atypiques, etc. Nous continuons en parallèle d’accueillir cinq à six jeunes en apprentissage chaque année. Ils sont notre vivier. Comme c’est de plus en plus compliqué de trouver des collaborateurs maîtrisant les techniques métier, nous réfléchissons à un nouveau concept, où les produits seraient préparés en amont. Ce n’est pour l’instant qu’une réflexion.
Quels axes de distribution privilégiez-vous ?
Mon rêve serait d’avoir plein de boutiques comme celle de Châteaugiron ! Pour l’instant, nous allons développer le B to B, grâce à un commercial qui sillonne la France pour faire goûter nos produits. Nous venons également de recruter un agent commercial indépendant qui est chargé de développer un portefeuille en GMS. Nous avons créé une gamme de produits de charcuterie conditionnée pour les rayons libre-service et traditionnel. Elle est composée d’une quinzaine de références dont des saucisses et produits cuits comme le pâté. Notre objectif est d’abord de les distribuer en Ille-et-Vilaine, Morbihan et Loire-Atlantique.
Pourquoi ce choix de la diversification en GMS ?
Les grandes et moyennes surfaces alimentaires sont à la recherche de produits locaux pour leurs rayons. Nous y avons une carte à jouer et le chiffre d’affaires peut rapidement grimper (CA actuel : 10 M€). La difficulté sera de signer des commandes régulières avec ces clients pour pérenniser ce canal de distribution. Notre objectif reste toutefois de conserver un bon équilibre entre notre activité de vente au détail, qui est notre cœur de métier et génère plus de marges, et le reste.