«Notre stratégie est axée sur la R&D»
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«Notre stratégie est axée sur la R&D»

Alors que Sericad a depuis sa création cherché à développer ses capacités en conception de produits et d'équipements électroniques et électromécaniques, François Parickmiler explique que la société a décidé de passer à la vitesse supérieure depuis deux ans.


Pourquoi avoir choisi d'accélérer vos investissements en R & D? Jusqu'alors, nous n'intervenions que partiellement sur un projet. Aujourd'hui, nous devons maîtriser, en terme de compétences et de moyens techniques, la totalité des processus de développement d'un produit ou d'un équipement: analyse des spécifications client, phases de conception proprement dites, validation et qualification, enfin, industrialisation. Grâce à cette maîtrise, nous serons capables de collaborer plus amont avec nos clients sur leurs projets (co-développements, projets collaboratifs, prestations globales), de développer nos propres produits et solutions et d'envisager en toute logique un développement à l'export. En 2008, nous avons engagé une démarche innovation en nous appuyant sur OSEO et avec l'aide de la Région Haute-Normandie. Celle-ci nous a permis d'acquérir une réelle compétence en traitement de signal RF et hyperfréquences et en électronique de puissance. Le regroupement avec la société Meusonic et la reprise de la société Solus-Elec sont la poursuite de cette stratégie, nous permettant de disposer de gros moyens en fabrication micro-électronique.
Une stratégie indispensable?

Dans nos domaines d'activités, qui sont par essence innovants, la R & D est déterminante car nos concurrents peuvent vite nous dépasser. Nous sommes sur un domaine où beaucoup de choses se font grâce à des outils performants: si on n'a pas la capacité de les acquérir, on est largué! C'est ce besoin d'être innovant en permanence qui nous pousse à être plus gros pour rechercher de nouveaux clients et nous renforcer auprès de nos clients actuels qui demandent des prestations globales, soit la conception et la réalisation d'un produit.
Comment percevez-vous la crise dans votre secteur d'activités?
On sent une reprise mais pas dans tous les secteurs, mais surtout, une fracture. Si nos clients en Défense et aéronautique s'en sortent plutôt bien, la fracture dans les Télécoms est forte car de nombreux industriels ont quitté la France. En même temps que la crise financière, notre secteur de l'électronique a subi un déplacement du marché. Aujourd'hui pour perdurer, il faut se positionner sur des marchés de niches, où il y a de la technicité, des compétences fortes.

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