Vinci va devoir sortir son carnet de chèques. Le concessionnaire de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes est en effet contraint de rembourser 511.599 euros au ministère de l’Ecologie et 365.000 euros à six collectivités locales* réunies au sein du syndicat mixte aéroportuaire. Etat et collectivités locales se sont engagés à apporter à Vinci respectivement 130 et 115 millions d’euros. Les pouvoirs publics ne décident pas aujourd’hui de faire machine arrière dans leur soutien au futur aéroport du grand Ouest. Ils appliquent une décision du tribunal administratif de Nantes.
Celui-ci avait été saisi par les opposants à l’aéroport qui contestaient la légalité du montage juridique du financement du projet. Début juillet, le tribunal a rejeté ces recours et validé le montage financier. Tout comme l’avait fait avant lui le conseil d’Etat et la commission européenne. Mais le tribunal a aussi jugé que le concessionnaire devait rembourser les intérêts des aides perçues entre 2011 et 2013.
*Les conseils régionaux des Pays de la Loire et de Bretagne, le Département de Loire-Atlantique, Nantes Métropole, la Carène et Cap Atlantique.
Suite à une décision du tribunal administratif de Nantes du 2 juillet, le groupe Vinci concessionnaire du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes devra rembourser 876.000 euros à l’Etat et à six collectivités locales.