Rétablissement de la liberté de pouvoir circuler et travailler, mise en œuvre de mesures d'accompagnement spécifiques pour les entreprises en difficulté... Le courrier adressé au Premier ministre par le Medef Normandie et la FNTR (Fédération nationale des transports routiers) Normandie s'alarme des conséquences économiques des mouvements sociaux liés à la loi travail en Normandie, plus particulièrement sur le secteur du Havre, et réclame le soutien de l'Etat. "Depuis trois semaines, le cœur de la Normandie est à l’arrêt, et la ville du Havre est totalement paralysée à l’image de nombreux chefs d’entreprise qui vivent au quotidien l’angoisse du lendemain. (...) Les entreprises font face à une réalité implacable : blocage des routes, des ponts, des raffineries, des zones industrielles et des usines par des syndicalistes particulièrement radicalisés. Toute l'agglomération havraise est affectée par la récurrence des grèves".
Demande de mesures d'urgence
Face aux entreprises mises en difficulté par "Un véritable tsunami économique", le courrier adressé à Manuel Valls explique que certaines TPE/PME doivent procéder à des demandes de chômage technique, notamment dans le secteur des transports "particulièrement affectées car elles sont dépendantes en amont et en aval du complexe industrialo-portuaire, elles sont donc les premières victimes des paralysies et ne bénéficient pas de la trésorerie suffisante pour faire face à un arrêt complet de leur activité. Toutes observent une baisse significative de leur activité".
Dans leur courrier au Premier ministre, le Medef Normandie et la FNTR Normandie réclament des mesures d'accompagnement et d'urgence pour la situation havraise: "Le rétablissement de la liberté de pouvoir se déplacer et de travailler doit être garantie, ce qui implique de maintenir la force publique sur zone. La mise en œuvre de mesures d'accompagnement spécifiques pour les entreprises en grande difficultés: allégement de charges, rééchelonnement des échéances fiscales de mai et juin avec report sine die jusqu'à la fin de la crise régionale, soutien aux entreprises les plus touchées via un fonds de garantie pour renforcer immédiatement leur trésorerie".