Nord : Euratechnologies veut devenir le plus gros incubateur d'Europe

Nord : Euratechnologies veut devenir le plus gros incubateur d'Europe

A l'occasion du transfert à Euratechnologies du siège de l'entreprise parisienne Horizontal Software, le président de l'incubateur et accélérateur numérique Pierre de Saintignon a présenté ses ambitions pour cette structure économique lilloise.

Une fois n'est pas coutume, une entreprise parisienne, Horizontal Software (CA 2014 : 5 millions d'euros et 80 salariés), spécialisée dans les logiciels de gestion des ressources humaines et dirigée par Hervé Yahi, a choisi de transférer son siège à Lille, attirée par Euratechnologies. « En décembre 2014, Euratechnologies c'est 140 entreprises TIC implantées et 3.000 emplois. Dans 5 ou 6 ans, ce sera 500 entreprises et 8.000 emplois », a commenté, début décembre et à l'occasion de cette arrivée, Pierre de Saintignon, président d'Euratechnologies et vice-président du Conseil Régional du Nord Pas-de-Calais. Et d'ajouter : « Notre objectif est d'être le plus gros incubateur d'Europe et le plus important incubateur d'entreprises innovantes».

L'arrivée d'un CEA Tech ?

La structure lilloise n'en a donc pas fini de grandir, d'autant qu'elle est aujourd'hui candidate à l'arrivée d'un CEA Tech, filiale du Commissariat à l'énergie atomique (CEA). Chiffré à 40 millions d'euros, ce projet de CEA Tech représente 1.500 emplois directs qui devraient être créés en cinq ans. Il s'agira d'une plate-forme de transfert technologique, chargée d'accélérer le développement de technologies innovantes et leur passage du monde de la recherche à celui de l'entreprise. Le dossier est entre les mains du Premier Ministre et la décision attendue pour décembre.

Des ambitions internationales

Euratechnologies continue par ailleurs à afficher des ambitions internationales : « Il y a 15 jours, nous avons signé le premier incubateur franco-chinois à Shenzen en Chine », annonce Pierre de Saintignon. Rappelons que la structure dispose également d'un bureau en Chine, de contacts dans la Silicon Valley et d'un partenariat avec l’Université de Stanford sur l’accélération de start-up.