Nautisme : Des pistes pour bien aborder l'après-crise
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Nautisme : Des pistes pour bien aborder l'après-crise





Dans une récente étude, les Conseils économiques et sociaux régionaux (CESR) de la façade Atlantique jettent les axes de développement de la filière nautique et en appellent à davantage de coopération interrégionale. Alors que l'industrie nautique fait face à net ralentissement de son activité, contraignant certains fleurons régionaux comme Bénéteau ou Navi Line à réduire leurs effectifs, les CESR des Pays de Loire, de Bretagne, d'Aquitaine et de Poitou-Charentes préparent déjà l'après-crise. Ils viennent ainsi d'achever une étude sur la filière qui préconise une meilleure coopération interrégionale pour les acteurs du monde de la plaisance. À elles seules, les quatre régions Atlantique concentrent 25.000 des 45.000 emplois de l'industrie nautique française et génèrent presque la moitié du chiffre d'affaires national de la filière.




Coordonner la R & D

Une des principales préconisations de cette étude pointe du doigt la nécessité de développer une meilleure coordination interrégionale des structures de R & D. «Entre les centres d'incubation, les pôles de compétitivité, les universités et les entreprises, il y a de l'activité autour de la R & D mais ce travail est effectué en ordre dispersé. Il faut davantage le structurer», explique Alain Le Menn, vice-président du CESR de Bretagne. Pour cela, les CESR régionaux appellent de leurs voeux l'émergence d'un véritable cluster maritime qui permettrait à toutes les entreprises, y compris les plus petites, d'accéder aux aux dernières technologies afin de pouvoir accompagner les grands donneurs d'ordre.




EMC2 et le nautisme

Le secteur du nautisme doit également parvenir à se faire une place dans les pôles de compétitivité. Au sein du pôle nantais EMC2 amené à travailler sur les matériaux composites, Bénéteau semblait ainsi devoir jouer un rôle de locomotive pour la filière avant finalement de se cantonner à un rôle de sleeping partner. Aujourd'hui, personne n'a pris le relais du constructeur vendéen alors que l'industrie nautique a beaucoup à attendre des matériaux composites. Parmi les autres préconisations de cette étude, le développement d'un programme de recherche régional sur l'éco-conception des bateaux de plaisance et la mise en place d'aides spécifiques pour renforcer les exportations des petits et moyens chantiers, en particulier vers de nouveaux marchés comme l'Europe de l'Est, la Chine ou le Moyen Orient.

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