Centré sur Saint-Nazaire et Montoir de Bretagne, le plan d’investissement de 120 millions d’euros du grand port maritime, s’étalera jusqu’en 2016. Si 40 millions d’euros seront consacrés à la modernisation et à l’entretien des outils portuaires (rénovation de la forme Joubert, de pontons pétroliers, opérations de dragage, etc.), le plan du port se focalise principalement sur les trois grands projets de développement de cet établissement public de l’Etat. Le plus coûteux d’entre eux (40 millions d’euros) concerne le terminal à conteneurs que le port va agrandir pour pouvoir accueillir de grands navires et traiter des colis lourds. La direction du port espère en effet être en mesure de capter 500.000 EVP dans dix ans, contre 170.000 en 2011.
25 millions pour l’éolien
Deuxième projet stratégique du port : l’éolien. L’aménagement de la zone industrielle qui va accueillir l’usine de fabrication de nacelles et d’alternateurs d’Alstom à Montoir de Bretagne nécessite une enveloppe de 20 millions d’euros, tandis que l’aménagement d’un hub logistique pour la future filière éolienne engendrera cinq millions d’euros de travaux. Ces deux zones sont en effet situées sur des terrains dont le port est propriétaire – la structure possède 2.700 hectares dans l’estuaire de la Loire. Enfin, le port co-financera la construction d’un troisième poste roulier à hauteur de quinze millions d’euros. Cette infrastructure doit soutenir la croissance de deux lignes roulières vers l’Espagne ainsi que le trafic de colis pour l’aéronautique.
56 millions empruntés
Cet investissement est supporté pour 42 millions d’euros par les pouvoirs publics (Etat et collectivités locales) et pour 22 millions d’euros sur les fonds propres du port. Celui-ci cherche aujourd’hui à emprunter le solde, soit 56 millions d’euros, auprès d’établissements bancaires. « C’est pour nous un montant exceptionnel. Nous empruntons généralement dix millions d’euros par an », explique Michel Puyrazat, directeur des finances et de la programmation du port. Espérant boucler l’opération avant la fin de l’année, celui-ci affiche son optimisme : « Nous bénéficions de la plus haute cotation Banque de France ».
Dans un contexte morose, le port de Nantes Saint-Nazaire s’apprête à investir 120 millions d’euros dans ses infrastructures. Les travaux permettront principalement de développer trois activités jugées stratégiques.