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Murata, DHL Express, Futerro : les investissements qui marqueront l’année 2025
Normandie # Industrie # Investissement

Murata, DHL Express, Futerro : les investissements qui marqueront l’année 2025

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L’année 2025 sera riche en investissements industriels sur le territoire normand. De l’industriel belge Futerro qui investit 500 millions d’euros dans une usine de bioplastique à Port-Jérôme, à la rénovation et l’agrandissement de l’usine caennaise du groupe japonais Murata, spécialiste des composants électroniques, en passant par le nouveau site logistique de DHL Express à Fleury-sur-Orne, la Normandie attire les projets d’implantation et de développement.

Norio Nakajima, président du groupe japonais Murata, a inauguré en personne la nouvelle ligne de production de l'usine de Caen — Photo : Isabelle Evrard

Le groupe japonais Murata investit 60 millions d’euros dans son usine de Caen

Spécialisé dans les composants électroniques miniaturisés, le groupe japonais Murata investit 60 millions d’euros dans son usine de Caen (250 salariés). L’investissement sera consacré, d’une part, à la rénovation des bâtiments existants (notamment énergétique), mais aussi à l’agrandissement des salles blanches qui passent de 3 000 m2 à 4 500 m2 de surface. Il servira également à créer une nouvelle ligne de production, inaugurée début octobre 2024, pour produire des galettes de 8 pouces (203 mm de diamètre), l’une des premières du genre dans le monde pour ce type de composants électroniques. Cette nouvelle ligne de production permet à l’entreprise d’augmenter sa capacité de production de 50 % et de toucher des marchés de masse. Grâce à ces investissements, le site de Caen qui affiche un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros en 2023 (contre 20 millions il y a deux ans), espère atteindre 80 à 100 millions d’euros et recruter une cinquantaine de personnes supplémentaires d’ici 2025.

DHL Express triple sa surface logistique

DHL Express a investi dix millions d’euros dans un nouveau site à Fleury-sur-Orne, à côté de Caen — Photo : DHL

Le spécialiste des services logistiques DHL Express a investi neuf millions d’euros dans un nouveau site à Fleury-sur-Orne, à côté de Caen. Le site, trois fois plus grand que l’ancien, peut trier 4 300 colis et enveloppes par heure. À l’origine de ce transfert, la hausse de l’activité. Celle de l’agence de Caen a par exemple progressé de 16 % par rapport à l’année pré-Covid de 2019. L’investissement pour cette installation nouvelle génération s’élève à neuf millions d’euros, plus 1,6 million d’euros pour une chaîne de tri automatisé haute performance. Le site pourra traiter jusqu’à 4 300 colis et enveloppes par heure. Il assure les expéditions et les livraisons pour les départements du Calvados, de la Manche et de l’Orne.

MDP Ressort s’agrandit pour élargir son champ d’action

MDP Ressort s’est lancé dans la construction de deux nouveaux bâtiments pour un coût de 1,1 million d’euros — Photo : Isabelle Evrard

Installé dans l’Orne à la Ferté Macé, le fabricant de ressorts en métal, MDP Ressort (40 salariés-4,6 M€ de CA), ambitionne de s’étendre dans deux nouveaux bâtiments. Depuis 2017, plus de quatre millions d’euros ont été investis dans la modernisation de l’usine et des moyens de production de l’usine, ce qui a permis à l’entreprise de la Ferté-Macé de gagner en productivité en passant de 6 000 pièces à 50 000 pièces fabriquées par heure. Nouveau projet phare, l’extension de l’usine, avec la construction de deux nouveaux bâtiments de 700 et 45 m2 pour un coût de 1,1 million d’euros. Le terrassement a démarré début juillet pour une livraison programmée en janvier 2025. Deux tiers de la surface du premier bâtiment de 700 m2 seront consacrés à la production et un tiers à la logistique. Le deuxième bâtiment, plus petit, sera dédié au traitement thermique des pièces".

Riou Ocean Glass voit le jour à l’île Maurice

Pierre Riou repart pour une nouvelle aventure entrepreneuriale avec la création d’une usine de transformation de verre plat à l’île Maurice — Photo : © Sarah Vervisch

Après avoir transmis en 2022, l’entreprise familiale Riou Glass (260 M€ de CA ; 1 000 collaborateurs) à ses deux enfants Christine et Nicolas Riou, Pierre Riou repart pour une nouvelle aventure entrepreneuriale avec la création d’une usine de transformation de verre plat à l’île Maurice, dans l’Ouest de l’océan indien, baptisée Riou Ocean Glass. Pour mener à bien son projet, Pierre Riou réalise un investissement de 10 millions d’euros, aux côtés d’investisseurs reconnus et de son petit-fils, Louis Riou. Pierre Riou a su convaincre un pool d’investisseurs parmi lesquels Hervé Coutelas, président-fondateur du groupe CAP Champenois, Jean-Pierre Souchaire, président-fondateur du groupe Isosta, ainsi qu’Emmanuel Thieblin, entrepreneur dans la transformation agroalimentaire, nommé pour l’occasion directeur général de l’usine. L’île Maurice est une région du globe que l’entrepreneur connaît très bien pour avoir repris en 2010 sur l’île voisine les activités vitrages et stores de la Société Réunionnaise de Miroiterie (SOREMIR).

Cotral Lab voit plus grand sur ses deux sites

Cotral Lab, spécialiste de la protection auditive sur mesure à Condé-en-Normandie affiche une croissance annuelle de 16 % en moyenne — Photo : Atypix © Atypix - Atypix

Depuis sa création en 1992, Cotral Lab, spécialiste de la protection auditive sur mesure à Condé-en-Normandie (350 salariés ; 50 M€ de CA), affiche une croissance annuelle de 16 % en moyenne. Surfant sur cette croissance, l’entreprise va investir entre 4 à 5 millions d’euros dans l’extension de son site normand. Cotral Lab va construire un nouveau bâtiment de 3 000 m2 qui s’ajoutera à ses 5 000 m2 de bâtiments actuels pour étendre sa surface logistique et aménager de nouveaux espaces pour ses salariés". Autre investissement majeur, celui prévu pour le site de sa filiale Comu Systems basée à Émerainville en Seine-et-Marne : rachetée en 2021, l’entreprise qui emploie une vingtaine de salariés, sera dotée d’un nouveau site de 3 400 m2 d’ici à 2026. L’investissement prévu tourne autour de 5 millions d’euros.

Les Tricots Saint James se dotent d’une nouvelle plateforme logistique

les Tricots Saint-James n’ont de cesse de développer leur gamme, de s’exporter à l’international et de s’implanter partout dans l’hexagone — Photo : Ingrid Godard

Fleuron du textile français depuis 134 ans, les Tricots Saint James (400 collaborateurs ; 55 M€ de CA) n’ont de cesse de développer leur gamme, de s’exporter à l’international et de s’implanter partout dans l’hexagone. Pour être encore plus performante, l’entreprise s’est dotée d’une nouvelle plateforme logistique de 4 750 m2 pour livrer l’ensemble de ses clients en France et à l’étranger ainsi que de nouveaux bureaux de 1 200 m2. Six millions d’euros ont été nécessaires à la réalisation de ces agrandissements dont 700 000 € subventionnés par le plan France Relance.

Les vans Théault galopent vers l’export

À Avranches dans la Manche, Théault fabrique des camions de transports pour chevaux depuis 100 ans — Photo : Ingrid Godard

À Avranches dans la Manche, Théault (190 salariés ; 38 M€ de CA) fabrique des camions de transports pour chevaux depuis 100 ans. En 2022, la société a démarré un projet industriel ambitieux grâce à "France relance" afin de renouveler de son outil industriel. "Pour atteindre l’objectif de 1 000 camions produits par an", explique Olivier Paulmier, PDG de l’entreprise depuis 2013. Nous avons agrandi notre usine de 4 000 m2 cette année pour un site de production de 30 000 m2, où sont conçus à la main l’ensemble de nos véhicules." Le montant des investissements entre la ligne principale et ateliers annexes s’élève 4,5 millions d’euros. L’entreprise vise aussi à renforcer la présence de ses véhicules en Amérique, et entend développer le marché des grosses unités à l’image de la gamme Horse truck.

DS Smith investit 90 millions d’euros dans sa papeterie de Rouen

Le projet du site rouennais de DS Smith fait partie de plusieurs initiatives en Europe et en Amérique du Nord qui contribuent à l’objectif du groupe d’emballages de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 46 % d’ici à 2030, par rapport aux niveaux de 2019, et de parvenir à zéro émission nette d’ici à 2050 — Photo : M.Valentino

DS Smith (siège à Londres), spécialiste mondial des emballages durables à base de fibres, par recyclage et fabrication de papier, a choisi d’investir 90 millions d’euros dans sa papeterie de Rouen. L’objectif de l’industriel (30 000 salariés dont 4 500 en France sur 35 sites de production) est de remplacer l’utilisation du charbon sur le site rouennais pour réduire les émissions de CO2 de près de 100 000 tonnes par an. Le projet du site rouennais, repris par DS Smith en 2019 (anciennement papeterie de Rouen), fait partie de plusieurs initiatives en Europe et en Amérique du Nord qui contribuent à l’objectif du groupe d’emballages de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 46 % d’ici à 2030, par rapport aux niveaux de 2019, et de parvenir à zéro émission nette d’ici à 2050.

NatUp investit 30 millions d’euros dans la construction d’une nouvelle usine

Culture de pommes de terre à NatUp — Photo : © NatUp

La coopérative agricole normande NatUp (1 850 salariés : 1,6 milliard d’euros de chiffre d’affaires), dont le siège est basé à Mont-Saint-Aignan, lance un projet de construction d’une nouvelle usine sur son site de Luneray, en Seine-Maritime. Un investissement de 30 millions d’euros, avec pour objectif de se doter d’une capacité de production de 20 000 tonnes de produits consommables à horizon 2025. Avec une soixantaine d’emplois à la clé, qui viendront s’ajouter aux 230 salariés déjà présents sur le site de Luneray, la future usine d’une surface couverte de 10 000 m2 prendra place sur un terrain de 4 hectares, offrant suffisamment d’espace pour accueillir jusqu’à trois nouvelles lignes de production. La coopérative aux 7 000 agriculteurs entend ajouter une part complémentaire de légumes pasteurisés à sa gamme de légumes jusqu’ici entièrement stérilisés.

Futerro investit 500 millions d’euros dans une usine de bioplastique

La future usine de Futerro disposera d’une capacité de production annuelle de 75 000 tonnes de PLA (acide polylactique) — Photo : DR

Spécialiste belge de la fabrication de plastiques biosourcés, Futerro s’associe avec le groupe coopératif sucrier français Tereos pour mener à bien son projet d’usine de production de bioplastique à Port-Jérôme-sur-mer. Avec à la clé un investissement de plus de 500 millions d’euros et la création de plusieurs centaines d’emplois en région. La future bioraffinerie de Futerro sera la seconde du groupe après la construction de sa première usine de PLA (acide polylactique) en Chine en 2021. Un projet de plateforme bio-industrielle, circulaire et durable, dédiée à la chimie verte et "entièrement intégrée", se félicite Frédéric Van Gansberghe, directeur général de Futerro. Avec, au total, une capacité de production annuelle de 75 000 tonnes de PLA (acide polylactique) et 125 000 tonnes d’acide lactique.

Senalia investit 20 millions d’euros pour se diversifier dans l’entreposage et la logistique

Sénalia, premier exportateur céréalier Français, a manutentionné 4 MT de céréales lors de sa campagne 2018/2019, soit une hausse de 44 % — Photo : Senalia/Elie

Premier exportateur céréalier français, le rouennais Sénalia (150 salariés ; 39 M€ de CA) entame sa diversification dans le domaine de l’entreposage et de la logistique de produits conditionnés. Une nouvelle activité pour laquelle il investit 20 millions d’euros, et qui devrait, à terme, devenir un métier à part entière pour le logisticien spécialisé dans les exportations maritimes de céréales. L’ensemble, conçu pour assurer des services logistiques très complets, offrira une capacité de 80 000 palettes logées (650 000 tonnes de marchandises) pour le stockage rack et masse des produits secs et sous-température dirigée.

Ports de Normandie investit plus de 50 millions d’euros pour conforter ses positions sur le transmanche

Ports de Normandie, gestionnaire des ports de Caen-Ouistreham, Cherbourg et Dieppe, engage plus de 50 millions d’euros d’investissements pour ses trois ports sur la période 2024-2026, afin de conforter sa place de leader dans l’activité transmanche. Parmi les investissements du plan pluriannuel 2024-2026 de Ports de Normandie, le projet d’électrification des postes ferries et croisières est lancé. Il concerne les raccordements du terminal croisière de Cherbourg et du terminal transmanche de Ouistreham. Objectif du gestionnaire : commencer les travaux d’aménagement en 2025, pour un budget global de l’opération sur les trois ports de 36 millions d’euros. Ports de Normandie souligne toutefois "poursuivre les échanges avec nos exploitants et les compagnies ferries afin de fixer le modèle économique de cette transition".

Normanplast investit 11 millions d’euros pour améliorer son bilan carbone

Normanplast produit 35 millions de bidons en polyéthylène haute densité (PEHD) chaque année — Photo : DR

Le fabricant de bidons en plastique Normanplast cherche à diminuer sa consommation énergétique et ses émissions de CO2, tout en améliorant les conditions de travail de ses salariés. La filiale de TotalEnergies investit 11 millions d’euros dans son projet de modernisation d’usine qui doit aussi lui permettre d’augmenter sa production. Elle investit 11 millions d’euros sur trois ans, notamment pour renouveler un parc machines vieillissant. "Nous avons aujourd’hui des machines hydrauliques qui ont un certain âge et que nous allons remplacer par des machines 100 % électriques. Un changement qui va nous permettre de diminuer notre consommation d’énergie car les machines électriques consomment 50 % d’électricité en moins", explique Thomas Le Friec, directeur général de Normanplast.

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