Stéphane Galibert, président du Medef Sarthe - « Crainte et défiance »
« Il y a une crainte et une défiance des chefs d’entreprise vis-à-vis du contexte actuel. Aujourd’hui, certains pourraient recruter mais ne le font pas, en raison du carcan du Code du Travail. Il est nécessaire d’enlever du formalisme à ces textes. Quant au compte pénibilité, c’est une aberration. Sur le principe, on n’a jamais fermé la porte pour le mettre en place par branches. Là, on a un cadre trop rigide pour le mettre en place dans l’état. »
Jean-François Yvon, président de la CGPME de la Sarthe – « Nous sommes les vrais entrepreneurs »
« La vente d’une entreprise est une opération délicate qui ne peut se faire que dans la confidentialité. En informer les salariés deux mois avant comme le prévoit la loi Hamon sur les cessions d’entreprises peut remettre en cause la transaction et menacer la pérennité de l’entreprise. On ne nous simplifie pas la tâche. Et les propos de Michel Sapin qui dit s’intéresser « aux vrais chefs d’entreprise » sont inadmissibles. Si nous sommes dans la rue, c’est pour maintenir l’emploi et recruter. Nous sommes les vrais entrepreneurs ».
Christophe Buchet, président de l’UIMM Sarthe – « Un signe fort de l’unité patronale »
« Chaque entrepreneur présent ici devraient être auprès de ses clients et de ses salariés. Si nous sommes ici, c’est pour exprimer notre ras-le-bol face à l’empilement des contraintes et pour donner un signe fort de l’unité patronale aux pouvoirs publics. La loi sur la pénibilité telle qu’elle est prévue dans l’industrie est une porte ouverte à la délocalisation. Si l’on veut retrouver de la compétitivité face à nos voisins, il faut davantage de flexibilité dans le Code du travail. »
Pascal Trubert, président de la FNTR Sarthe – « Retrouvons du pragmatisme »
« Nous ne sommes pas contre la compte pénibilité, mais nous ne voulons pas d’une usine à gaz. Dans l’état, c’est une véritable source de conflit entre chef d’entreprise et salariés. Comment la comptabiliser ? La compétitivité du transport français est déjà en berne. Nous sommes 65% plus cher les entreprises polonaises… Retrouvons du pragmatisme et que nos ministres viennent passer du temps dans nos entreprises, pour qu’ils se rendent compte du quotidien dans une PME. »
Laurent Crépin, représentant de la chambre départementale de l’ameublement (FNAEM) – « Le ras-le-bol »
« Nous sommes là par ras-le-bol de ces mesures que l’on empile et qui n’en finissent pas de s’empiler. Les députés ont déposé un amendement sur la Taxe sur les surfaces commerciales (Tascom) qui vise à reprendre d’une main ce que l’on a donné par le CICE. Or, le secteur du meuble est en difficulté, avec des liquidations qui touchent des groupes comme Mobilier Européen. Dans un contexte de concurrence mondiale, comment mettre en place dans nos entreprises la loi sur la pénibilité ? Il va falloir évaluer cette pénibilité, la contrôler et rendre des comptes. Ça demande du temps et des moyens que nous n’avons pas aujourd’hui. »