Émergé ou immergé, le robot dévaseur imaginé par Philippe Pétard, codirigeant de la société d'électricité Eltic avec sa soeur Guylène Le Guen à Saint-Avé, fait ses gammes. Lauréat du concours Crisalide l'an passé, ce robot propose une solution alternative aux process existants pour l'extraction et la valorisation des sédiments. « Mon idée est venue en m'inspirant du parallèle avec les robots nettoyeurs de piscine qui opèrent en permanence. La particularité du robot dévaseur est d'enlever chaque jour un peu plus de sédiments qu'il en arriverait en 24 h. On lutte ainsi contre l'envasement et on opte pour une solution pérenne », résume Philippe Pétard, inventeur du robot.
En créant la société EST (Environnemental Sediments Treatment), Philippe Pétard donne un nouvel élan à son innovation. « Aujourd'hui mon prototype est au point. Il est prêt pour fonctionner sur des étangs, des lacs ou des barrages non navigables. Nous sommes prêts pour les préséries. L'Ifpen (ex-Institut français du pétrole), l'organisme public spécialisé dans les énergies nouvelles suit notre projet et pourrait nous permettre de travailler avec ses ingénieurs si notre projet était retenu. » Autant de potentialités de développement qui rejoignent les opportunités de valorisation. Le robot dévaseur permet d'assécher les boues qui pourraient être compressées en briques pour diverses utilisations : en sous-couche routière, en briques de construction, en agronomie pour l'amendement des sols ou bien encore pour le chauffage en raison de leur pouvoir calorifique.
Ce process est déjà reconnu. Il vient d'être récompensé du premier prix de l'innovation, du concours régional Talents de la création d'entreprise, organisé par la Boutique de Gestion Espace du Finistère.