4M€. C'est le montant annoncé du nouveau programme d'extension de Monfort Viandes, au Faouët. Les travaux concernent actuellement la phase de terrassement et de renforcement du sol. L'entreprise va réaliser ici la plus importante des trois enveloppes d'investissement depuis son rachat en 2003 par Pascal Collet. Sur 4 M€, 2,5 M€ concernent l'immobilier et 1,5 M€ des machines à emballer sous atmosphère protectrice, d'un coût de 50 à 100.000 € l'unité. «L'objectif est de mieux maîtriser nos flux, d'améliorer l'ergonomie pour préserver la santé des salariés et de renforcer la sécurité alimentaire, un axe très important pour nos clients», explique le P-dg Pascal Collet.
Iso 22.000 en vue
Avec en ligne de mire l'obtention de la norme Iso 22.000 fin 2011-début 2012. Spécialiste de l'abattage et de la transformation de viande, l'entreprise du Faouët produit environ 4.000 tonnes par an (55% frais, 45% surgelé), écoulées à 30% à travers la grande distribution. La part dévolue aux bouchers (12-13%), qui mobilise trois véhicules intégrés, reste stable tandis que le bio progresse, puisqu'il passe de 15 à 20% du chiffre d'affaires. «Nous devons trouver notre positionnement stratégique autour de ce type de produits», remarque Pascal Collet, dont le père avait créé et poussé à 200M€ de chiffre d'affaires le spécialiste du veau Tandriade Collet, avant de le revendre à Lactalis. «La notion de service permet aussi de faire la différence. Avec cet investissement, nous allons tenter de gagner en rigueur industrielle tout en conservant notre souplesse et notre réactivité. Nous évoluons dans une filière qui s'est fortement concentrée autour de Bigard/Charal/Socopa. Notre métier est très capitalistique, avec pourtant un pourcentage de rentabilité n'oscillant qu'entre 0 et 0,5%. Mais nous n'avons pas d'autre choix que de continuer à investir, il en va de notre survie au sein de cette profession.»
Livraisons aux Dom-Tom
Chaque jour, une dizaine de véhicules quittent l'usine située en contrebas du Faouët vers le reste de la Bretagne, Paris, le nord, le centre. Même les Dom-Tom (près de 20% du CA) sont livrés, en raison d'un positionnement historique. Seuls le sud et l'est, trop complexes à gérer en termes de logistique, sont laissés à la concurrence. «Là bas, le développement ne pourrait passer que par des filiales ou de la croissance externe», remarque Pascal Collet. Pour l'heure, Monfort Viandes consolide son outil. La fin des travaux est prévue pour la rentrée 2010.
Avec sa nouvelle tranche de travaux, la plus importante, Monfort Viandes perfectionne son outil.