Mon Village : Maxime Mulliez prépare sa deuxième place
# Commerce # Investissement

Mon Village : Maxime Mulliez prépare sa deuxième place

Proximité À Villeneuve-d'Ascq, le Village de la Marque aura fin 2013 son pendant au quartier du Recueil. Ce commerce à l'esprit village a semble-t-il trouvé sa voie.

Dans ce «village commercial» du XXIesiècle, pas de banque ni de grandes enseignes nationales. Exit la grande distribution! Place aux petits commerces indépendants, si possible en création. Un concept aux antipodes des galeries commerciales d'Immochan, par exemple. C'est pourtant bien un Mulliez, Maxime, le fils du fondateur de Kiloutou, qui est aux manettes du Village de la Marque, à Villeneuve-d'Ascq.




Doubler la mise sur 8.000m²

Arrivé à maturité cinq ans après sa création, il duplique son concept. «Le premier village a atteint son rythme de croisière. La greffe a pris.» Un second «village», deux fois plus grand, est en effet programmé dans le quartier voisin du Recueil sur 8.000m² dont 1.200m² de surface de vente avec 97places de parking. Sur la friche Leduc, le projet a évolué: il comprendra aussi un collectif de 17appartements pour seniors, un pôle médical et un pôle tertiaire type pépinière d'entreprises de 700m². Ce projet avait déjà été évoqué en 2009 dans le quartier, mais la crise est passée par là... Vinci s'était aussi intéressé à cette friche, sans succès. Son projet uniquement axé sur du logement a été retoqué par la ville, au profit donc du Village du Recueil. Maxime Mulliez vise les quartiers dépourvus de commerces de proximité. Dans le mille! Il y a cinq ans, il cherchait à reconvertir son dépôt-vente morose, Déposit. «Le simple fait de mettre mon numéro de téléphone sur la façade m'a attiré de la demande», raconte-t-il, devenu donc promoteur immobilier avec l'appui de la mairie, intéressée par ce genre d'opération. Aujourd'hui, Maxime Mulliez lorgne même sur la friche industrielle voisine du Village de la Marque, pour pouvoir l'agrandir vu son succès. Il étudie également d'autres sites pour son expansion dans la métropole lilloise. Il a d'ailleurs rebaptisé son enseigne Mon Village, adaptable par quartier. «Il faut recréer la place du village en mettant les artisans à leur compte et en donnant leur chance à des jeunes», martèle Maxime Mulliez.




«Pérennité, pas rentabilité» Louable, son concept de retour au commerce de proximité est duplicable partout en France, en laissant du temps au temps. «Il y a une part de risque que l'investisseur accepte de prendre», analyse Fabien Demeestere, du cabinet d'assistance à maîtrise d'ouvrage AMO. «Nous cherchons la pérennité du commerce, pas la rentabilité!» Sur les douze enseignes du premier village, Maxime Mulliez assure que les taux de paiement des loyers sont bons et la casse limitée. On n'en saura pas plus sur son chiffre d'affaires. Tout juste indique-t-il que «le seuil de rentabilité n'est pas exceptionnel», mais «le prix du loyer (200€/m²) suffisant pour être rentable à cinq ans». Les cellules de 50 à 250m² sont commercialisées par Arthur Loyd.

Géry Bertrande

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