«La direction de la SCLÉ-SFE a fait le choix, il y a plus de quinze ans, d'entrer dans une démarche d'amélioration continue de son management, l'idée étant que toutes les parties concernées en tirent un bénéfice: nos clients, actionnaires, partenaires, collaborateurs mais aussi la collectivité. La première étape a été la certification ISO 9001: d'abord dans sa version 1994 puis dans sa version 2000. En 2002, nous avons obtenu la certification ISO 17025, qui nous a permis de mettre un pied dans le management de la qualité et non plus simplement son assurance ou son amélioration. En 2005, l'entreprise a été certifiée QSE (Qualité Sécurité Environnement, ndlr) et, depuis 2006, nous sommes engagés dans un projet d'excellence managériale EFQM (European Foundation for Quality Management). Pas du tout parce que nous recherchons à tout prix les distinctions mais parce que ce système de management- dit «de la qualité totale»- est celui qui correspondait le plus à nos attentes en 2006, à une époque où la RSE n'était pas aussi aboutie que maintenant.»
Créer l'émulation dans les équipes
«Le modèle EFQM est assez peu connu en France mais il existe depuis plus de vingt ans (plus de 30.000 entreprises le pratiquent en Europe, dont 10.000 PME). En France, c'est l'Afnor qui est le partenaire officiel de l'EFQM et donc notre interlocuteur pour mener à bien notre projet. Ce qui est intéressant dans ce modèle, c'est qu'il pousse l'entreprise à rechercher une performance équilibrée et à impliquer fortement le personnel dans les actions d'amélioration. Nous avons par exemple choisi de participer régulièrement à divers prix et reconnaissances pour créer et entretenir une émulation dans les équipes. Cela nous a déjà permis de remporter les diplômes «Reconnaissance de l'Excellence» EFQM en 2008 et 2010, le Prix régional de la Qualité en décembre 2009 et notre objectif est de concourir, en 2013, au Prix européen EFQM (le plus haut niveau de reconnaissance, ndlr).»
Peu de turn-over
«Tout cela demande du temps, de l'énergie et le retour sur investissement est difficile à mesurer. Mais je crois que le but de cette démarche est ailleurs et qu'il faut faire les choses par engagement et non par intérêt. Quand je fais de la prévention dans les ateliers de fabrication par exemple, je ne peux pas chiffrer le coût ni les bénéfices, mais tout accident évité est déjà un gain. De même, notre faible taux de turn-over nous fait penser que nos collaborateurs se sentent bien dans l'entreprise. Or, pour nous, la motivation est aussi importante que la compétence.»
SCLé-SFE (groupe inéo gdf suez)
(Toulouse) Dirigeant : J.-François Revel 170 salariés sur Toulouse et Marseille CA 2009 : 27M€ Tél : 05 61 61 74 00 www.scle.fr