Michelin : Premier bilan de l'après Kléber
# Conjoncture

Michelin : Premier bilan de l'après Kléber

Au-delà des reclassements de salariés, la revitalisation du tissu économique après le départ de Michelin se structure en quatre axes. Premier bilan.

La fermeture définitive de l'usine Kléber, à Toul, n'a pas sonné la fin des engagements de Michelin. À travers les Ateliers de transition professionnelle, (337 salariés ont retrouvé un emploi), et le travail de revitalisation du tissu économique local mené par sa filiale, la Société d'industrialisation et de développement, l'entreprise a engagé des moyens humains et financiers qui commencent à porter leurs fruits. Parallèlement au travail de reclassement des 826anciens salariés du site Kléber, Michelin s'est engagé à favoriser la revitalisation du tissu économique local.




Quatre projets

Confiée en octobre2007 à sa filiale Side-Michelin développement, elle a débouché jusqu'à présent sur quatre projets d'envergure: la création d'une plateforme de relations clients d'Acticall (150 téléconseillers et un "pôle Lorraine" qui devrait générer 15M€ en 2009); une implantation de Sétia (Gondreville), qui devrait générer 33emplois sur trois ans; le regroupement de Wig France (Toul) et de Carpentier construction (Nancy), toutes deux filiales de la Financière de la côte barine, sur le site toulois avec à la clé le recrutement de 44salariés supplémentaires; le projet Ecorevia, porté par Sita France, filiale de Suez. Projet le plus ambitieux, Ecorevia comprend l'installation, d'ici 2012, d'une unité de granulation de produits caoutchoutés déclassés capable de traiter 60.000 tonnes par an (75emplois directs pour 18millions d'euros d'investissement), d'une unité de recyclage des plastiques (20salariés pour trois millions d'euros) et d'une unité de recyclage des véhicules hors d'usage associant Michelin, Sita France et Renault, comprenant 40salariés (en 2015, 95% de la masse des véhicules devront pouvoir être valorisés). Une unité de recherche-développement qui emploierait à terme une trentaine de chercheurs, est également en projet sur le site. Ces quatre projets représentent un potentiel de création de 450emplois dans un délai de trois ans. Michelin s'est engagé à en créer 900 d'ici 2012.

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