Chambres consulaires La réforme des chambres consulaires se fait attendre et Laurence Parisot préfère demeurer prudente sur le sujet. Si elle admet que «les chambres de commerce et d'industrie doivent se regrouper pour être plus efficaces», elle considère que «la réforme doit prendre en compte l'historique des CCI et ne pas casser les outils qui fonctionnent bien. Il faudra faire du cas par cas». Mais, quand on interroge la présidente du Medef sur la nécessité de conserver six CCI en Aquitaine, celle-ci refuse de rentrer dans le débat... «Le Medef doit remporter le plus de CCI possible, et si c'est avec la CGPME ce sera formidable. Il faut autant que possible promouvoir l'unité patronale».
Sortie de crise
«Les indicateurs montrent un arrêt de la dégradation économique, mais rien ne laisse espérer une dynamique nouvelle, déclare Laurence Parisot. Les entreprises qui travaillent avec l'Amérique latine et l'Asie pourront enregistrer des progrès rapides, mais pour toutes les autres, nous sommes comme sur un faux plat».
Élection Medef
Sans adversaire de poids face à elle, Laurence Parisot n'en tient pas moins à défendre son bilan. Elle met avant les 18 accords interprofessionnels signés durant son mandat -un record- et vante le travail de son équipe. «Nous pouvons continuer sur notre lancée», déclare-t-elle. Concernant l'Association nationale des industries alimentaires, Laurence Parisot rappelle que si cette fédération a quitté le Medef «de nombreuses PME de l'agroalimentaire sont toujours là». Et annonce l'adhésion de la Fédération hospitalière privée.
En campagne pour sa réélection à la tête du Medef, Laurence Parisot est intervenue, le 8avril, lors de l'assemblée générale du Medef Gironde. Tour d'horizon des sujets abordés.