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Le spécialiste du réemploi de mobilier de bureau Revisit passe à la vitesse supérieure
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Le spécialiste du réemploi de mobilier de bureau Revisit passe à la vitesse supérieure

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Installée à Trélazé, l’entreprise Revisit, qui propose du mobilier de bureau de réemploi, vient de dévoiler sa première collection. La société créée en novembre 2020 emploie désormais 7 personnes et prévoit un déploiement cette année à Paris. Elle veut aussi ouvrir son capital pour accompagner sa croissance.

Laurence Guillaumet et Laure Rondeau-Desroches, qui ont créé Revisit en novembre 2020, envisagent de dupliquer leur modèle, dans un premier temps à Paris — Photo : Olivier Hamard

En 2023, Revisit a "détourné", selon le terme employé par ses fondatrices Laure Rondeau-Desroches et Laurence Guillaumet, 35,6 tonnes de mobilier de bureau promis à la décharge. Le modèle développé par les deux dirigeantes angevines a trouvé ses marques et l’entreprise de Trélazé (Maine-et-Loire) veut maintenant prendre un nouvel essor. L’entreprise spécialiste du réemploi de mobilier de bureau vient de présenter sa première collection de bureaux standards issus du réemploi et envisage maintenant de se déployer ailleurs, dans un premier temps à Paris.

Offre complète de bureau pour les entreprises

Revisit a travaillé durant deux ans avec l’agence nantaise Fox Design pour élaborer cette collection standardisée: "Nous avons monté un partenariat avec la société choletaise Comec pour la fabrication des plateaux et nous allons proposer cette collection dans notre catalogue, indiquent les deux dirigeantes. Créée en novembre 2019, Revisit propose une offre complète de réemploi de mobilier de bureau, à destination d’une clientèle professionnelle. Offre qui va de l’inventaire et la collecte à la vente de mobilier de seconde main, bureaux, sièges ou armoires, en passant par la transformation et en garantissant la traçabilité. "Nous proposons un mobilier vertueux similaire à du neuf et dans des gammes de prix identiques, ajoutent Laure Rondeau-Desroches et Laurence Guillaumet. Cela permet à nos clients, entreprises ou collectivités, de travailler sur leur empreinte carbone, et notre objectif est aussi de faire évoluer les mentalités pour que l’on s’interroge sur la possibilité du réemploi lorsque l’on achète."

Partenariats avec des entreprises locales

La société angevine travaille avec d’autres sociétés locales en menuiserie ou en métallerie, de même qu’avec une entreprise adaptée pour le déhoussage des sièges, le démontage de certains produits collectés ou la peinture. En interne, elle réalise aussi les assemblages du mobilier. Elle propose également une gamme de services et de formation sur l’aménagement des espaces et le réemploi. "Nous pouvons réaliser tout l’aménagement des bureaux d’une entreprise, précisent Laure Rondeau-Desroches et Laurence Guillaumet, mais aussi celui des salles de réunion, de la cuisine ou des espaces de détente."

Plus de 3 millions de chiffre d’affaires visés en 2026

Quatre ans après sa création et avec une activité qui augmente, Revisit se dit prête à aller plus loin : "Le marché est de plus en plus réceptif à la démarche, affirment Laure Rondeau-Desroches et Laurence Guillaumet. Nous affichons un résultat positif, notre chiffre d’affaires a doublé tous les ans selon nos prévisions, et ce que nous avons fait est duplicable." Pour 2023, Revisit affiche un chiffre d’affaires de 250 000 euros et prévoit d’atteindre 3,2 millions d’euros en 2026.

Pour continuer de se développer, l’entreprise trélazéenne compte à la fois sur la collection qu’elle édite, une prise de consciente croissante des entreprises sur le réemploi, mais aussi sur sa visibilité. "Notre offre globale est unique en France et aujourd’hui, on sort du bois et nous allons commencer à être plus visibles, prévoient Laure Rondeau-Desroches et Laurence Guillaumet. Nous l’étions auprès de gens qui ont des convictions mais aujourd’hui il s’agit de convaincre plus de monde."

Déploiement à Paris

Pour cela, l’entreprise accentue sa présence sur internet et va recruter un nouveau collaborateur cette année pour l’accompagner sur la patrie commerciale. Et elle met parallèlement un pied dans la capitale. "Dans un premier temps, nous aurons un point d’ancrage à Paris avec un showroom pour montrer ce que nous savons faire, précisent les deux dirigeantes. Nous avons des demandes là-bas et le gisement est énorme. Nous avons aussi un contact qui va y développer le réseau de partenaires. En attendant, la première année, tous les volumes qui arriveront de là-bas seront traités dans nos locaux. Dans un an, nous ouvrirons à Paris une structure similaire à celle que nous avons ici."

Ouverture de 20 % du capital

Revisit s’engage en effet à ne pas intervenir, en amont pour la collecte comme en aval pour la vente de ses produits, dans un rayon supérieur à 150 kilomètres. L’objectif est donc de dupliquer ailleurs le concept. Pour accompagner ce déploiement parisien et développer de nouveaux marchés, les deux dirigeantes envisagent aussi prochainement l’ouverture du capital de l’entreprise à un investisseur, à hauteur de 20 %. "L’entreprise a fait ses preuves et nous avons des déjà des contacts", affirment-elles. "Nous réfléchissons aussi au lancement, en parallèle, d’une opération de financement participatif."

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