Florent Pigeon Directeur du laboratoire Hubert Curien et coordinateur du projet Manutech
Manutech fait parti des 52 lauréats de la première vague de l'appel à projets «Équipements d'excellence». En quoi consiste ce projet? Manutech c'est avant tout des hommes et des femmes de Saint-Étienne et de Lyon qui ont décidé de travailler ensemble sur l'ingénierie des surfaces et sur les applications optiques pour l'ingénierie des surfaces. Ce projet associe 9 laboratoires académiques, dont Hubert Curien et LTDS, et deux entreprises, HEF R&D et Impulsion. C'est un partenariat public/privé qui vise à construire une machine qui n'existe pas. Pour y parvenir, nous serons amenés à créer un GIE.
8M€ (dont 4,2M€ de l'État) vont être investis dans cette machine. À quoi doit-elle servir et quelles seront ses applications?
L'objectif est d'arriver à une machine exploitée en copropriété qui conduise à des innovations universitaires et à la production d'innovations industrielles. Cet équipement d'excellence doit nous permettre de réaliser à haute vitesse des surfaces microstructurées et de les caractériser. L'idée est d'arriver à des textures de surfaces qui ont des propriétés particulières. Cela concerne la réduction des émissions de CO2 dans l'automobile, la fabrication d'implants bio-résorbables, l'environnement avec l'augmentation du rendement des panneaux photovoltaïques... HEF et Impulsion ont déjà mis au point une machine qui leur a permis de se positionner sur des marchés de niches comme les moteurs de Formule 1. Là, l'objectif est d'augmenter les vitesses pour amener cette technologie dans le moteur de monsieur tout le monde.
Avec Manutech, Saint-Étienne peut-elle être reconnue à terme au plan national?
Pas seulement au niveau national! Notre projet intéresse de grands groupes comme ArcelorMittal, Total, Air Liquide et PSA. L'objectif de Manutech, c'est que Saint-Étienne devienne une capitale internationale dans l'ingénierie des surfaces.
- TROIS QUESTIONS À