Depuis qu'elle a décroché ses diplômes - ingénieur de l'École des arts et métiers de Lyon et troisième cycle en management HEC - Malak Ferrari n'a qu'une idée en tête: suivre les traces de sa famille en créant son entreprise. Après avoir fait ses armes chez Air Liquide et gagné en crédibilité, elle fait le grand saut en 2011 et concrétise son projet de biscuiterie avec des produits inspirés de ses origines marocaines.
La création de l'entreprise
Sur son blog ou dans la rue, l'idée de pouvoir se procurer des biscuits marocains en supermarchés ou dans des magasins pour fins gourmets, séduit. Même les distributeurs montrent un intérêt au projet. Dès lors, elle commence par suivre les conseils de son père: «Il nous a toujours dit que les diplômes n'ouvrent que des portes. Pour réussir, il faut savoir bien s'entourer.» Sa famille, un expert-comptable, deux avocats, un graphiste et des structures d'accompagnement entourent donc la jeune entrepreneuse. Elle décroche un Prêt régional à la création d'entreprise de 25.000€, elle devient lauréate du réseau entreprendre Paca, elle se rapproche des structures agroalimentaires de la région (Critt et Friaa). Elle étoffe aussi son réseau. Fin 2011, elle dépose les statuts de son entreprise. En février2012, elle ouvre les portes de sa biscuiterie semi-industrielle à la Valette-du-Var.
Le lancement
Sa première gamme, composée de cornes de gazelles, de Macarocs ou d'entremêlés, et baptisée Marocco folies sont prêtes pour les rayons. Des gammes bio, sans gluten et sans sucre suivront dans les mois qui viennent car «la nouveauté est primordiale pour fidéliser les consommateurs.» Ces produits sont tous 100% naturels, leur traçabilité est assurée par un logiciel et la dirigeante veille au respect des principes du commerce équitable. «J'ai voulu mettre toutes les chances de mon côté pour conquérir des distributeurs très exigeants. Je souhaitais aussi que cette entreprise soit synonyme de partage avec mes salariés, mes fournisseurs et mes clients», explique Malak Ferrari.
Les développements
En 2012, la jeune entrepreneuse souhaite convaincre des enseignes au niveau régional. Ensuite, elle pensera à un développement national, voire international. Pour accompagner sa croissance, elle développe des machines spécialement adaptées à sa production et prévoit des embauches: «La touche finale, forcément manuelle, fait toute la différence dans la pâtisserie marocaine.»
AGROALIMENTAIRE Malak Ferrari s'est lancée dans le projet de ses rêves: créer une biscuiterie pâtisserie marocaine. Elle a ouvert ses portes en janvier2012.