Pour capter de nouveaux marchés, Siparex fait le choix de la diversification de ses modes de financement pour les entreprises. Ainsi, le groupe dispose désormais d’un fonds mezzanine (Siparex Intermezzo) à mi chemin entre dette et capitaux propres. Le closing a permis de débloquer quelque 40 M€. A terme, ce sont 100 M€ de ressources que le groupe entend mettre à disposition de grandes PME et petites ETI pour réaliser une vingtaine d'opérations.
L'utilité de ce fonds ne fait aucun doute dans les rangs de Siparex. « L’an dernier, s’il avait existé, nous aurions pu intervenir sur une trentaine de dossiers », explique Betrand Rambaud. Et si, cette idée de fonds mezzanine n’est pas nouvelle, sa mise en œuvre a été rendue possible par le recrutement de compétences spécifiiques et de Richard Dalaud, pour en assurer le pilotage.
Une reprise en 2015 ?
Par ailleurs, Siparex continue de se montrer particulièrement actif. En termes d’investissement, 2014 apparaît comme un très bon cru. 123 M€ ont été alloués ce qui est supérieur de 40 % à la moyenne des exercices précédents. Le mid-market, positionnement historique du groupe de capital investissement et sa forte présence régionale ont largement contribué à ces résultats.
Le groupe entend d’ailleurs poursuivre sur cette voie et garde les yeux rivés sur quelques signes d’amélioration de la conjoncture malgré un contexte global bien morose. Pour Siparex, la baisse du prix du baril de brut, la parité euro-dollars, le CICE, la faiblesse des taux d’intérêt ou encore les actions de la BCE devraient avoir de réels impacts. « D’autant que nous travaillons avec des dirigeants offensifs », précise Bertrand Rambaud, président du groupe de capital investissement. Au niveau des entreprises, les carnets de commandes s’améliorent progressivement et la croissance du chiffre d’affaires au niveau du portefeuille détenu par Siparex s'établit à 4% en 2014. Autre indicateur au vert : les mouvements de croissance externe. « Sur le mid-market, 19 opérations ont été réalisées par les 85 sociétés en portefeuille (35 ETI)», détaille Bertrand Rambaud.
Pour autant, Siparex n’en oublie pas que les conditions de marché et notamment l’excès de liquidités peuvent conduire à sous estimer les risques. La vigilance reste donc de mise. Le groupe préfère d’ailleurs faire croître le ticket unitaire investis que de diversifier son portefeuille. Autre moyen de jouer la carte de la prudence : valoriser les entreprises lors de prise de participation à un peu plus de 5 fois l’EBITDA.
Du côté des cessions, « les opérations ont tendance à s’inscrire dans un processus plus long qu’auparavant. De fait, plusieurs dossiers devraient se débloquer en 2015 », poursuit Bertrand Rambaud.