Lyon : Batiroc Protect en phase ascendante

Lyon : Batiroc Protect en phase ascendante

Après une première partie de carrière chez Altrad, Gelase Havyarimana créé son entreprise en 1998. En 2002, il est diagnostiqué comme porteur d'une hépatite incurable, avec six ans d'espérance de vie. En 2008 son entreprise est liquidée mais sa guérison est totale. Il crée une nouvelle société pour vendre un garde-corps innovant pour les chantiers du BTP.

Créée en 2008, au début de la crise, Batiroc Protect n'a pas cessé de grandir au fil des années, passant de 0 à 400k€, 1,70 M€, 2,10 M€ pour atteindre 2,90 M€ en 2015. Le fonds régional d'investissement porté par Siparex vient d'injecter 600k€, soit 20 % du capital détenu jusqu'alors à 100 % par les fondateurs, Gelase Havyarimana et son épouse, dont le parcours singulier témoigne d'une incroyable force vitale. Après une première partie de carrière chez Altrad, Gelase Havyarimana créé son entreprise en 1998. En 2002, il est diagnostiqué comme porteur d'une hépatite incurable, avec six ans d'espérance de vie. En 2008 son entreprise est liquidée mais sa guérison est totale. Il crée une nouvelle société pour vendre un garde-corps innovant pour les chantiers du BTP.


Démarche rationnelle

Depuis Batiroc Protect n'a cessé de croître, avec 12 salariés aujourd'hui et un dépôt de brevet par an. « L'année dernière nous avons souffert. Nous avons créé un produit de rupture dans lequel aucun de nos clients ne croyait. Pour l'écouler, nous l'avons loué, il s'agissait d'un nouveau métier ». Le fonds régional d'investissement nourrit de belles ambitions pour l'entreprise et se donne comme objectif de structurer davantage ce métier de la location, qui pourrait potentiellement générer 45 % de croissance en plus sur le prochain exercice. Pour Sébastien Bailly membre du directoire du FRI « le dirigeant a beaucoup de bonnes idées, notre arrivée va l'aider à se placer dans une démarche rationnelle pour organiser et sécuriser sa croissance qu'il veut offensive ». Celle-ci se traduit concrètement par l'embauche des intérimaires et la recherche d'un ingénieur pour renforcer le bureau d'études.