Le Statec (Institut national de la statistique et des études économiques du Grand-Duché de Luxembourg) a publié une étude sur l'impact du Brexit au Luxembourg ce jeudi 16 février, le Royaume-Uni étant son cinquième pays partenaire à l'exportation, et le septième à l'importation. En 2015, le Royaume-Uni représente presque 17% du montant total des investissements du Luxembourg à l'étranger et 15% du total des investissements des non-résidents au Luxembourg, des montants conséquents en termes d’investissements étrangers vis-à-vis du Luxembourg. « Les exportations totales de services du Luxembourg s'élèvent en 2015 à quelque 85 MEUR (soit 7 fois environ la valeur des exportations de biens). Dans ce montant, presque 14 MEUR sont dirigés vers le Royaume-Uni et concernent pour moitié environ des services financiers », explique le Statec.
Une perte de 1.600 emplois en cas de Brexit « dur »
Le Statec a réalisé une simulation, « considérant l'impact d'une baisse de la valeur ajoutée du secteur financier britannique. Pour ce faire, les résultats de l'étude PwC/CBI servent de référence. Partant d'une baisse de la valeur ajoutée du secteur financier britannique de quelque 11% (correspondant à un Brexit que l'on peut qualifier de "dur"), on en déduit une baisse des importations totales de services financiers de la part du Royaume-Uni de l'ordre de 3 %. On applique ensuite à ce montant un ratio entre les importations de services financiers du Luxembourg vers le Royaume-Uni et les importations totales de services financiers du Royaume-Uni. On peut alors en dériver l'impact sur les exportations de services financiers du Luxembourg, qui se chiffre ainsi à quelque 350 MEUR (soit une baisse de 4 %) à l'horizon 2020. La perte d'emplois associée s'élèverait à environ 1.600 personnes (dont 600 dans les services financiers) », précise le Statec.