Une entreprise qui est référencée par la direction de l’agriculture avec un élevage de plusieurs milliers de têtes de bétail, en pleine zone industrielle de Faulquemont, cela semble difficile à imaginer, c’est pourtant le cas avec l’implantation de la société Alim’Ento (CA : nc; effectif : 2) créée en janvier dernier. Sauf qu’il ne s’agit là ni de bovins, ni d’ovidés, mais tout simplement d’insectes. « Nous sommes à la troisième génération, nous avons des criquets, des sauterelles, des grillons et des vers de farine, nourris avec une alimentation locale et bio », expliquait lors de l’inauguration du bâtiment fin juin Déborah Schäffer, présidente d’Alim’Ento. Ils sont trois associés à la tête de l’entreprise. Ils misent sur le développement de la consommation humaine des insectes. « Le seul problème actuellement en France, c’est qu’il n’y a pas de législation, nous ne pouvons donc pas les vendre pour une consommation humaine. Nous espérons que cela se débloque d’ici moins d’un an. Certains pays sont allés plus vite que nous, en Belgique par exemple. Pour le moment nous vendons nos insectes pour la consommation animale, notamment les nouveaux animaux de compagnies (Nac), les zoos, mais également pour la recherche. La consommation d’insectes n’est pas si récente étant donné que nous avons retrouvé une recette d’omelette aux vers à soie datant de 1910 ! », appuie Stéphane Bour, directeur général, la main pleine de vers de farine.
Alim’Ento a inauguré ses nouveaux locaux à Faulquemont. Elle est spécialisée dans l’élevage d’insectes, à destination de la consommation humaine.