« Le travail mené depuis plus d’un an maintenant, a permis d’aboutir au choix du site d’Europort pour constituer le terminal ferroviaire pour l’Europe de l’Ouest d’un train porte-conteneurs d’échange entre la Chine et l’Europe. » Pour Jean-Charles Louis, vice-président du syndicat mixte Europort Thionville (au nord de Metz), l'heure était aux annonces en ce 9 juin. « Nous n'avons pas encore signé la cession des terrains (d'une surface de 33 hectares sur les 200 hectares de foncier disponibles sur l'ensemble de l'Europort), mais la société Eurasia Express Bridge (EEB), dirigée par le Français Sofiane Rachedi, qui sera l'exploitante du terminal, nous a autorisés à en parler. »
EEB va investir environ 7 M€ pour installer un portique de chargement/déchargement des conteneurs desservant deux voies ferrées, une route de circulation pour les camions et une plateforme de stockage des conteneurs. « Ce coût comprend également la cession du terrain, que nous avions racheté à ArcelorMittal en novembre dernier pour 5,8 M€ HT », précise Daniel Perlati, président du syndicat mixte Europort. EEB effectuait déjà une liaison entre Chengdu en Chine et Lodz en Pologne. « Ils souhaitent désormais la prolonger jusque Thionville pour atteindre l'Europe de l'Ouest. » 50 à 60 emplois devraient être créés.
Une première liaison cet été
Ce train possède un transit time de 13 jours en moyenne. Il est destiné à des trafics en charge dans les deux sens. La ligne sera organisée à partir de 3 terminaux en Europe : Thionville pour l’Europe de l’Ouest, Riga pour la Scandinavie et la Baltique et Lodz pour les pays d’Europe de l’Est. Il transportera en grande partie des composants électroniques dans le sens Chine-Europe. « La première liaison pourrait intervenir dès cet été, mais dans le sens Europe-Chine, avec des conteneurs d'agro-alimentaire », ajoute Jean-Charles Louis.
Pour rappel, l'Europort Thionville est un projet de plateforme logistique et industrielle multimodale comportant : une aire de manutention et de stockage des conteneurs, des halles pour l’assemblage des pièces reçues par conteneurs, l’emballage et/ou l’empotage des pièces expédiées, ainsi que des ateliers de production et de transformation. L'objectif à terme est la création de 2.000 emplois, sur une surface totale de 2.000 hectares.